Le toit, les murs, et tout ce qui les tient debout.

L’assurance bâtiment répare la construction elle-même. Selon votre canton, elle vient avec le bâtiment ou se choisit. Nous vous disons laquelle des deux vous concerne.

L’assurance ménage couvre ce qu’il y a dedans. L’assurance bâtiment couvre ce qui le tient debout.

Quatre sinistres, deux niveaux.

L’incendie et les éléments naturels forment le socle, partout en Suisse. Les dégâts d’eau et le bris de glace, eux, se souscrivent à part.

  1. Une maison à la façade et à la toiture noircies, avec deux fenêtres condamnées par des panneaux de bois et un échafaudage sur le côté.

    Le toit a brûlé

    Un feu de cheminée, une installation électrique. C’est le socle de toute assurance bâtiment.

  2. Une maison vue depuis le jardin sous un ciel couvert, avec plusieurs tuiles déplacées ou manquantes sur le toit.

    La tempête a frappé

    Grêle, tempête, inondation, glissement de terrain. Ils vont avec l’incendie, dans les deux régimes.

  3. Un mur ouvert laisse voir une conduite en cuivre, avec des traces d’humidité au-dessus de la plinthe, un déshumidificateur et des outils au sol.

    La conduite a lâché

    Une canalisation qui cède dans un mur, un refoulement. En règle générale, une couverture à part.

  4. Une grande baie vitrée fissurée en étoile, vue depuis un séjour avec un canapé, donne sur une terrasse et un jardin.

    La vitre a cédé

    Une baie vitrée, une vitre de balcon, une véranda. Là encore, une couverture complémentaire.

La façade claire d’un petit immeuble avec des balcons et des stores gris, une entrée vitrée et des boîtes aux lettres, vue depuis le trottoir.

Deux régimes, selon votre canton.

C’est la seule chose qui change vraiment d’un propriétaire à l’autre.

Dans la plupart des cantons
Un établissement cantonal assure les bâtiments contre l’incendie et les éléments naturels. La couverture est obligatoire et ne se choisit pas.
Sept cantons font exception
Genève, Uri, Schwytz, Tessin, Appenzell Rhodes-Intérieures, Valais et Obwald : le bâtiment s’assure auprès d’un assureur privé.
L’obligation dépend du canton
À Genève et en Valais, aucune loi cantonale ne l’impose. En pratique, un créancier hypothécaire l’exige.

Là où l’établissement cantonal assure, la comparaison ne porte pas sur le socle mais sur ce qui s’y ajoute : dégâts d’eau, bris de glace, installations techniques, responsabilité civile du propriétaire. C’est là que se jouent les écarts.

Canton par canton, en Suisse romande

L’assurance du bâtiment contre l’incendie et les éléments naturels. Les dégâts d’eau n’en font pas partie : ils relèvent d’un complément, chez un assureur privé.
CantonQui assure le bâtimentObligatoire ?Le mobilier
VaudECA, Établissement cantonal d’assuranceOuiObligatoire, assuré aussi par l’ECA
FribourgECAB, Établissement cantonal d’assurance des bâtimentsOuiObligatoire, chez l’assureur de votre choix
NeuchâtelECAP, Établissement cantonal d’assurance et de préventionOuiLibre
JuraECA Jura, Établissement cantonal d’assurance immobilière et de préventionOuiObligatoire, chez l’assureur de votre choix
Berne (Jura bernois)AIB, Assurance immobilière BerneOuiLibre
GenèveL’assureur privé de votre choixNon, mais le créancier hypothécaire l’exigeLibre
ValaisL’assureur privé de votre choixNon, mais le créancier hypothécaire l’exige ; une obligation est à l’étudeLibre

Dans les cantons à établissement cantonal, le bâtiment est en général assuré d’office, pour la valeur fixée lors de son estimation officielle : vous recevez la facture de prime sans rien avoir signé. En Valais, après l’incendie de Crans-Montana, le Grand Conseil a demandé en 2026 au Conseil d’État d’étudier une assurance obligatoire et un établissement cantonal. Pour le mobilier, notre guide assurance ménage et RC obligatoires détaille les quatre cantons qui l’imposent.

Deux contrats, deux rôles.

  1. Assurance bâtiment

    Ce qui tient le logement

    • Les murs et le toit
    • Les installations fixes
    • Les aménagements qui restent
  2. Assurance ménage

    Ce qu’il y a dedans

    • Vos meubles
    • Vos appareils
    • Vos affaires en cas de vol ou d’incendie

Un propriétaire a besoin des deux. Nous pouvons chiffrer les compléments du bâtiment, l’assurance ménage, ou les deux ensemble.

Le prix tient à trois choses.

La valeur du bâtiment
Ce qu’il coûterait de le reconstruire, pas ce qu’il vaut à la vente.
La franchise
Ce qui reste à votre charge à chaque sinistre.
Les compléments
Dégâts d’eau, bris de glace, installations techniques, responsabilité civile.
Un couple souriant se tient devant une maison individuelle, un trousseau de clés à la main.

Maison & quotidien · Bâtiment5 octobre 20264 min

Acheter un logement : les assurances à prévoir, dans l’ordre

Maison ou PPE : l’assurance bâtiment, le contrat du vendeur, la RC du propriétaire, les dégâts d’eau, le ménage et la prévoyance, dans l’ordre.

Sur le chantier d’extension d’une maison, un propriétaire consulte des plans avec le chef de chantier, près d’un échafaudage et d’ouvriers casqués.

Maison & quotidien · Bâtiment5 octobre 20265 min

Construire ou rénover : les assurances du chantier, et après

RC du maître d’ouvrage, assurance travaux, défauts à signaler, hypothèque des artisans : ce qu’il faut prévoir avant le premier coup de pioche.

Devant un immeuble enneigé, un concierge répand du sel sur le trottoir tandis qu’une passante emprunte le passage dégagé.

Maison & quotidien · Bâtiment5 octobre 20264 min

RC d’immeuble : qui en a besoin, et quand la RC privée suffit

Tuile tombée, trottoir verglacé, arbre chez le voisin : ce que vous devez comme propriétaire, et quand la RC privée ne suffit plus.

Un homme photographie un store à lamelles cabossé sur une maison, alors que des grêlons recouvrent encore la pelouse.

Maison & quotidien · Bâtiment5 octobre 20266 min

Grêle, tempête, inondation : qui paie la maison et les biens ?

Toit, stores, meubles, voiture, jardin, arbre tombé : quelle assurance paie après la grêle, la tempête ou l’inondation, et avec quelle franchise.

Une femme accroupie éponge une flaque sur le parquet du salon avec une serviette. Un seau recueille l’eau sous une tache d’humidité au plafond.

Maison & quotidien · Ménage4 octobre 20269 min

Dégât d’eau : que faire et qui paie, locataire ou propriétaire ?

Conduite qui fuit, voisin du dessus, refoulement, fenêtre ouverte : qui paie les murs, qui paie vos meubles, et les gestes à faire dans la première heure.

Sur un palier, une femme inquiète téléphone en regardant la porte entrouverte de son appartement, dont le bois est abîmé près de la serrure.

Maison & quotidien · Ménage5 octobre 20267 min

Cambriolage : que faire, et que rembourse l’assurance ménage ?

Police, plainte, cartes bloquées : les gestes dans l’ordre, ce que paie l’assurance ménage, la porte forcée, et comment prouver sans facture.

Ce que vous voulez probablement savoir.

Ce qui vient du canton, ce qui dépend de votre contrat, et ce qui se compare.

L’assurance bâtiment est-elle obligatoire en Suisse ?

Cela dépend du canton. Dans la plupart d’entre eux, un établissement cantonal assure les bâtiments contre l’incendie et les éléments naturels : la couverture est obligatoire et l’assureur ne se choisit pas. Sept cantons n’ont pas d’établissement cantonal (Genève, Uri, Schwytz, Tessin, Appenzell Rhodes-Intérieures, Valais et Obwald) et le bâtiment s’y assure auprès d’un assureur privé ; l’obligation relève alors du droit cantonal, et ni Genève ni le Valais ne l’imposent. En pratique, un créancier hypothécaire l’exige de toute façon.

Quelle est la différence entre assurance bâtiment et assurance ménage ?

L’assurance bâtiment couvre la construction elle-même : les murs, le toit, les installations fixes, les aménagements qui restent quand on déménage. L’assurance ménage couvre ce qui se trouve à l’intérieur et vous appartient : meubles, vêtements, appareils. Un propriétaire a besoin des deux ; un locataire n’a besoin que de la seconde, le bâtiment étant l’affaire de son bailleur.

Puis-je choisir mon assureur bâtiment ?

Seulement dans les sept cantons sans établissement cantonal. Ailleurs, l’assurance de base est attribuée avec le bâtiment et ne se met pas en concurrence. Ce qui se compare partout, en revanche, ce sont les couvertures complémentaires : dégâts d’eau, bris de glace du bâtiment, installations techniques, responsabilité civile du propriétaire d’immeuble.

Les dégâts d’eau sont-ils couverts ?

En règle générale non, pas par la couverture de base : celle-ci répond de l’incendie et des éléments naturels. Les dégâts d’eau, comme une conduite qui cède, un refoulement de canalisation ou une infiltration soudaine, relèvent d’une couverture complémentaire, à souscrire séparément. Les définitions et les exclusions varient d’un contrat à l’autre.

Et le tremblement de terre ?

Aucune assurance obligatoire ne couvre le tremblement de terre en Suisse, ni du côté des établissements cantonaux ni du côté des assureurs privés. Certains contrats proposent une couverture spécifique, en général plafonnée. C’est la principale lacune du système, et elle mérite d’être connue avant d’être découverte.

Mes panneaux solaires et ma pompe à chaleur sont-ils assurés ?

Ce sont des installations fixes, donc elles relèvent en principe du bâtiment. Encore faut-il qu’elles soient annoncées et que la valeur d’assurance ait été mise à jour après les travaux : une installation photovoltaïque ajoutée sans annonce peut ne pas être prise en compte. Les dommages électriques ou de rendement, eux, font souvent l’objet d’une couverture distincte.

Qu’est-ce que la responsabilité civile du propriétaire d’immeuble ?

C’est la couverture qui répond des dommages que le bâtiment cause à autrui : une tuile qui tombe sur une voiture, un passant qui glisse sur un accès non déneigé, une chute due à un défaut d’entretien. Elle est distincte de l’assurance du bâtiment et se souscrit auprès d’un assureur privé, y compris dans les cantons à établissement cantonal.

Et pendant des travaux de construction ou de rénovation ?

Deux couvertures s’ajoutent le temps du chantier : l’assurance de l’ouvrage, qui répond des dommages à la construction en cours, et la responsabilité civile du maître d’ouvrage, qui répond des dommages causés aux voisins ou aux tiers par les travaux. Elles se souscrivent avant le premier coup de pioche, pas après.

Comment ça marche en PPE ou en copropriété ?

Le bâtiment est assuré collectivement, par la communauté des copropriétaires, et la prime passe par les charges. Chaque copropriétaire garde en revanche son assurance ménage pour ses propres biens, et souvent une couverture personnelle pour les aménagements intérieurs qu’il a financés lui-même.

Combien coûte votre accompagnement ?

Rien pour vous. Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Cela ne change pas la prime que vous payez, et vous restez libre de ne donner aucune suite à une offre.

Sans engagement

Voyons ce que votre contrat couvre vraiment.