La banque a dit non. Et maintenant ?

Ce qu’une assurance cyber paie quand l’argent est parti, les données sont chiffrées ou le harcèlement commence, et ce que vos contrats couvrent déjà.

Trois de vos assurances couvrent déjà un bout du numérique. Aucune ne rembourse l’argent parti.

Quatre choses peuvent arriver.

  1. Un homme assis à une table regarde l’écran de son téléphone, une carte bancaire posée devant lui

    L’argent est parti

    Un code saisi sur un faux site, une carte utilisée à l’autre bout du monde, un virement au faux conseiller. Ce que la banque ne rembourse pas.

  2. Une femme ouvre un carton vide sur une table de cuisine, l’air perplexe

    Le colis n’arrive jamais

    Une boutique qui n’existait pas, un vendeur disparu, un objet qui n’est pas celui de l’annonce. Le prix payé, remboursé.

  3. Un ordinateur portable affiche un écran d’avertissement sur un bureau, une personne de dos se tient la nuque

    L’ordinateur est chiffré

    Un rançongiciel, un virus, un disque mort. Le nettoyage, la récupération de ce qui peut l’être, et quelqu’un au téléphone.

  4. Une adolescente assise sur son lit regarde son téléphone, sa mère assise à côté d’elle

    Quelqu’un se fait passer pour vous

    Un compte usurpé, des photos publiées, un harcèlement qui vise vous ou votre enfant. Un juriste, la suppression des contenus, un soutien.

Un classeur ouvert sur une table, plusieurs polices d’assurance, une main qui feuillette

Une partie. Pas celle qui coûte.

Le ménage, la RC privée et la protection juridique touchent chacune au numérique. Aucune ne va jusqu’à la perte elle-même.

L’assurance ménage
Le vol de l’appareil et, avec la casco, sa casse. Pas les données qu’il contenait, pas l’argent parti d’un compte.
La RC privée
Ce que vous causez aux autres en ligne : un virus transmis, une photo publiée sans droit. Pas ce que vous subissez.
La protection juridique
Le litige, l’avocat, la procédure. De plus en plus souvent avec un volet cyber, mais sans rembourser la perte elle-même.
Ce qui manque
L’argent volé, l’achat jamais livré, les données perdues, l’identité usurpée, le harcèlement. C’est le périmètre de l’assurance cyber.

Chez plusieurs assureurs, la cyber est un module de l’assurance ménage ou de la protection juridique. Chez d’autres, un contrat à part. Le contenu compte plus que l’étiquette.

Elle rembourse ce qu’on vous a pris. Pas ce que vous avez donné.

  1. Rembourse en général

    Une opération que vous n’avez pas faite

    • Une carte copiée, un accès piraté sans votre intervention
    • À condition d’avoir annoncé vite et respecté les règles de sécurité
    • Selon les conditions générales, souvent avec une franchise
  2. Refuse souvent

    Un paiement que vous avez validé

    • Un code saisi sur un faux site, un virement fait au faux conseiller
    • Pour la banque, l’opération est authentifiée : elle parle de négligence
    • C’est exactement le trou qu’une assurance cyber couvre, jusqu’à sa somme assurée

Dans les deux cas, la plainte pénale et l’annonce immédiate à la banque restent le premier geste. L’assurance les demande, et elle ne les remplace pas.

Six lignes séparent deux contrats.

Les primes se ressemblent. Les sommes assurées, non.

La somme pour la fraude
De quelques milliers à quelques dizaines de milliers de francs par an. C’est la ligne qui compte : un seul virement au faux conseiller dépasse souvent le plafond le plus bas.
La franchise
De zéro à quelques centaines de francs par sinistre, parfois différente selon le module. Une fraude à 800 francs avec 500 de franchise ne vaut pas une déclaration.
Les personnes couvertes
Vous seul, ou tout le ménage, enfants compris. Pour le cyberharcèlement, c’est la ligne qui décide si un adolescent est protégé.
Les données et l’assistance
Un plafond annuel, souvent quelques milliers de francs, et un nombre de cas par an. Avec ou sans ligne d’aide informatique, avec ou sans intervention à domicile.
Le volet juridique
Conseil, mise en demeure, suppression de contenus, procédure. Intégré au contrat cyber, ou renvoyé vers une protection juridique que vous devez alors avoir.
Les exclusions
Souvent les cryptomonnaies, l’activité professionnelle, et ce qui a été fait sciemment. Parfois les pertes liées à un mot de passe noté ou partagé. À lire avant, pas après.

L’Office fédéral de la cybersécurité a reçu près de 65 000 annonces en 2025, neuf sur dix de particuliers. La question n’est pas si, mais combien.

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Sans engagement, et sans frais pour vous.

Ce que vous voulez probablement savoir.

Ce que vos contrats font déjà, ce que la banque refuse, et ce qui se compare.

Une assurance cyber est-elle obligatoire ?

Non. Aucune loi ne l’impose, et elle reste récente : la plupart des assureurs suisses la proposent depuis quelques années, comme contrat à part ou comme module de l’assurance ménage ou de la protection juridique. Elle répond à un risque qui n’existait pas quand ces contrats ont été conçus : l’argent qui part d’un compte sans effraction, les données qui disparaissent sans que rien ne soit volé.

Mon assurance ménage ou ma RC privée ne couvrent-elles pas déjà cela ?

En partie. Le ménage couvre le vol de l’appareil et, avec une casco, sa casse ; il ne couvre ni les données qu’il contenait, ni l’argent parti d’un compte. La RC privée couvre ce que vous causez aux autres en ligne, pas ce que vous subissez. La protection juridique paie le litige, pas la perte. Aucun des trois ne rembourse un virement fait au faux conseiller ou un achat jamais livré : c’est précisément ce que couvre l’assurance cyber. Chez plusieurs assureurs, elle s’ajoute au ménage en quelques lignes ; le contenu compte plus que l’étiquette.

J’ai été victime de phishing. La banque refuse de rembourser. L’assurance cyber paie-t-elle ?

C’est le cas typique pour lequel elle existe. Quand une opération est faite sans vous, carte copiée ou accès piraté, la banque rembourse en général, à condition d’avoir été avertie vite et que les règles de sécurité aient été respectées. Quand vous avez vous-même saisi un code ou validé un virement, sur un faux site ou au téléphone avec un faux employé, la banque considère souvent l’opération comme autorisée et invoque la négligence. L’assurance cyber rembourse alors la perte qui reste, jusqu’à sa somme assurée, après franchise. Elle ne remplace pas la plainte pénale, qu’elle demande d’ailleurs.

J’ai payé un article en ligne qui n’est jamais arrivé. Suis-je couvert ?

Si le contrat comprend le module d’achats en ligne, oui, pour le prix payé, après franchise et dans la limite de la somme assurée : boutique fictive, vendeur qui disparaît après paiement, objet sans rapport avec l’annonce. Les contrats demandent en général d’avoir d’abord tenté d’obtenir remboursement auprès du vendeur, de la plateforme ou de l’émetteur de la carte. Un simple retard de livraison ou un article qui ne plaît pas ne sont pas des sinistres.

Mon ordinateur est bloqué par un rançongiciel. Que fait l’assurance ?

Elle paie le nettoyage et la restauration des données à partir de vos sauvegardes, quand elles existent, par un prestataire qu’elle désigne ou rembourse, dans la limite d’un plafond annuel et d’un nombre de cas. La plupart offrent une ligne d’assistance informatique. La rançon elle-même n’est en général pas remboursée, et rien ne garantit que les données perdues sans sauvegarde soient récupérables : la sauvegarde reste la meilleure assurance, et la seule gratuite.

Mon enfant est harcelé sur les réseaux sociaux. Est-ce couvert ?

Si le contrat couvre le ménage, enfants compris, et comprend le volet atteinte à la personnalité, oui : un juriste pour faire supprimer les contenus et identifier les auteurs quand c’est possible, une procédure si elle est nécessaire, et chez plusieurs assureurs un soutien psychologique pour la victime. C’est l’un des points qui séparent le plus les offres : vérifiez que les mineurs sont inclus, et jusqu’à quel âge.

Quelqu’un a ouvert des comptes ou commandé en mon nom. Que couvre l’usurpation d’identité ?

Les démarches pour rétablir la situation : contestation des dettes contractées à votre nom, blocage et remplacement des documents, correction auprès des registres et des sociétés de crédit, avec un juriste et parfois une aide au dossier. Selon le contrat, les frais et les pertes financières qui en résultent sont pris en charge jusqu’à la somme assurée. Ce qui n’est pas couvert : ce que vous devez réellement, ni ce qui découle d’un mot de passe partagé volontairement.

Est-ce que ça vaut vraiment la peine ?

L’Office fédéral de la cybersécurité a reçu près de 65 000 annonces de cyberincidents en 2025, neuf sur dix venant de particuliers ; le phishing et les faux appels de la police en font une bonne partie. Le risque n’est donc pas théorique. La question est plutôt celle du montant : si un virement de plusieurs milliers de francs qui ne revient pas vous mettrait en difficulté, l’assurance a un sens, pour une prime modeste. Si vous n’achetez rien en ligne et ne faites pas d’e-banking, beaucoup moins.

Qu’est-ce qui n’est jamais couvert ?

Ce que vous avez fait sciemment, ce qui relève d’une activité professionnelle, souvent les cryptomonnaies, et fréquemment les pertes rendues possibles par une négligence grave : mot de passe noté avec la carte, code communiqué à un tiers alors que la banque a averti. Les sommes que vous devez réellement, même contractées sous la contrainte d’une arnaque, ne sont pas un sinistre. Chaque contrat a sa liste, et elle se lit avant.

Combien coûte une assurance cyber ?

Peu, à l’échelle des autres contrats : quelques francs par mois pour la plupart des offres, parfois moins quand elle s’ajoute en module à une assurance ménage ou à une protection juridique existante, avec des rabais famille ou de conclusion en ligne. La différence de prix entre deux offres est faible ; la différence de somme assurée pour la fraude, elle, peut aller du simple au décuple. C’est là qu’il faut regarder.

Combien coûte votre accompagnement ?

Rien pour vous. Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Cela ne change pas la prime que vous payez, et vous restez libre de ne donner aucune suite à une offre.

Sans engagement

Voyons ce que vos contrats couvrent déjà, et ce qui manque.