Un collaborateur malade, c’est vous qui payez.

Sans assurance, le salaire d’un collaborateur malade reste à la charge de l’entreprise pendant des semaines, parfois des mois. L’indemnité journalière maladie, qu’on appelle aussi assurance perte de gain maladie, prend le relais.

Elle n’est pas obligatoire. Le salaire, lui, l’est.

Le Code des obligations impose à l’employeur de payer le salaire d’un collaborateur malade pendant un temps limité : trois semaines la première année, puis davantage avec l’ancienneté (voir les échelles bernoise, bâloise et zurichoise). Pendant ce temps, l’entreprise paie deux fois : le salaire de l’absent, et celui de qui le remplace. Au-delà, le collaborateur n’a plus rien. L’assurance indemnité journalière maladie existe pour ces deux raisons.

Avec ou sans. La différence se compte en mois de salaire.

Rien n’est fixé par la loi : le contrat décide du taux, du délai et de la durée.

  1. Sans assurance

    Le salaire pendant un temps limité

    • Trois semaines la première année de service
    • Puis quelques mois, selon l’ancienneté et l’échelle appliquée
    • Après, plus rien jusqu’à une éventuelle rente AI, au plus tôt après un an
  2. Avec assurance

    Le salaire pendant deux ans

    • 80 % à 100 % du salaire, selon le contrat
    • Après un délai d’attente choisi, que l’entreprise porte seule
    • L’assureur rembourse l’entreprise, qui continue de verser le salaire
  3. Un chef d’atelier consulte un planning d’équipe sur une tablette, un poste de travail vide derrière lui.

    Ce qui se règle dans le contrat

    Six réglages, et chacun a un prix

    • Le taux : 80 %, 90 % ou 100 % du salaire
    • Le délai d’attente, pendant lequel l’entreprise verse le salaire elle-même
    • La durée : en général 730 jours, délai d’attente compris
    • Le salaire assuré, et son plafond par personne
    • La maternité et la paternité, en complément des allocations légales
    • Le salaire dû après un décès, que le CO impose à l’employeur

Un contrat à 80 % du salaire pendant 720 jours, avec une prime payée au moins à moitié par l’employeur, libère l’entreprise de son obligation légale : c’est ce qu’on appelle le régime équivalent.

Une comptable de PME compare deux offres papier à son bureau, une calculatrice à côté d’elle.

Un pourcentage des salaires. Quatre leviers.

Deux entreprises de même taille peuvent payer du simple au double. Voici ce qui fait l’écart.

La masse salariale
La prime est un pourcentage des salaires AVS déclarés. Elle suit l’effectif : elle monte quand l’entreprise embauche, et se corrige chaque année sur les salaires réellement versés.
La branche et la sinistralité
Le secteur d’activité fixe le point de départ. Les absences passées de l’entreprise, sur trois à cinq ans, font le reste : un assureur regarde ce que l’entreprise lui a coûté avant de fixer ce qu’elle lui coûtera.
Le délai d’attente
C’est le levier le plus direct. Plus l’entreprise porte de jours elle-même, moins la prime est élevée. Trente jours est le réglage le plus courant ; il en existe de zéro à plusieurs mois.
La participation des collaborateurs
L’employeur peut retenir jusqu’à la moitié de la prime sur les salaires, à condition que l’assurance couvre au moins 80 % du salaire. Il reste seul débiteur envers l’assureur.

La prime se recalcule à chaque renouvellement sur les absences de l’entreprise. Une bonne année se voit sur la facture suivante ; une mauvaise aussi.

Deux associés lisent un contrat côte à côte dans un petit bureau, l’un pointant une clause du doigt.

Deux lois pour le même contrat.

Un contrat collectif d’indemnité journalière relève soit de la loi sur le contrat d’assurance, soit de la loi sur l’assurance-maladie. Le nom change peu de choses au quotidien, beaucoup à la sortie.

  • Sous la LAMal, la loi fixe les prestations minimales et garantit le passage en assurance individuelle
  • Sous la LCA, le contrat fixe tout : c’est le cadre de la plupart des contrats collectifs actuels
  • Dans les deux cas, l’assureur rembourse l’entreprise, qui continue de verser le salaire
  • Sous la LCA, une réserve de santé peut être posée sur une personne à l’entrée dans le contrat

Ce qui compte, c’est ce que dit le contrat sur le passage individuel et les réserves. C’est là qu’on lit avant de signer.

Six choix. Chacun change le contrat, et le coût d’une absence.

Il n’y a pas de bon contrat en soi. Il y a celui qui correspond à la taille de l’équipe, à la trésorerie et aux salaires à protéger.

  1. 01

    Le délai d’attente

    Trente jours signifie un mois de salaire à la charge de l’entreprise à chaque absence, mais une prime plus basse. Le bon réglage dépend de la trésorerie et de la taille de l’équipe.

  2. 02

    Le taux

    À 80 %, l’assurance vaut régime équivalent au sens du CO : l’employeur est libéré de son obligation. À 90 ou 100 %, le collaborateur ne perd rien, et la prime suit.

  3. 03

    La maternité

    L’allocation légale couvre 80 % du salaire pendant 14 semaines, avec un plafond journalier. Le contrat peut compléter le montant, ou prolonger la durée.

  4. 04

    Les cadres

    Un salaire élevé dépasse vite le plafond d’un contrat standard. Une catégorie de personnel séparée, avec un salaire assuré plus haut ou un taux à 100 %, règle la question.

  5. 05

    Le passage individuel

    À la fin des rapports de travail, un collaborateur malade ou en réserve doit pouvoir garder sa couverture. La LAMal le garantit ; sous la LCA, c’est le contrat qui le dit.

  6. 06

    L’accompagnement

    Beaucoup d’assureurs proposent un suivi des absences longues, pour préparer le retour au travail et coordonner l’annonce à l’AI dès le sixième mois. Ce n’est pas une prestation en francs, mais c’est ce qui raccourcit les absences.

Demander une offre

Les mêmes réglages, demandés à plusieurs assureurs : c’est la seule façon de comparer.

Trois moments où l’entreprise a quelque chose à faire.

  1. Déclarer l’effectif

    L’assureur demande la liste du personnel, les salaires AVS et les absences des dernières années. Un collaborateur déjà en arrêt au moment de la conclusion n’est en général pas couvert pour cette absence.

  2. Annoncer, verser, se faire rembourser

    L’entreprise verse le salaire comme d’habitude, annonce l’absence à l’assureur avec le certificat médical, et reçoit l’indemnité une fois le délai d’attente passé. Une annonce tardive peut coûter des jours.

  3. Informer par écrit

    Le collaborateur qui quitte l’entreprise peut passer en assurance individuelle, dans un délai fixé par le contrat ou par la loi. L’employeur doit l’en informer ; un collaborateur malade qui l’ignore perd sa couverture.

Ce que Trusteo fait pour votre entreprise.

  1. Comparé

    Les taux, délais d’attente et conditions de plusieurs assureurs, pour votre branche, votre effectif et vos absences passées.

  2. Groupé

    L’indemnité journalière maladie, la LAA et la LAAC s’examinent ensemble : c’est le même salaire à protéger, selon la cause de l’absence.

  3. Suivi

    Un interlocuteur qui connaît votre dossier, pour les entrées et sorties de personnel, les absences longues et le renouvellement.

  4. Gratuit

    Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Cela ne change pas votre prime.

À lire avant de choisir.

Tous nos conseils entreprises

Ce que vous voulez probablement savoir.

Ce que la loi impose, ce que le contrat décide, et ce qui se passe quand quelqu’un tombe malade.

L’assurance perte de gain maladie est-elle obligatoire ?

Non, pas au niveau fédéral. Certaines conventions collectives de travail l’imposent, dans la construction ou l’hôtellerie-restauration par exemple. Partout ailleurs, l’employeur choisit. Ce qui est obligatoire, c’est de payer le salaire d’un collaborateur malade pendant un temps limité, avec ou sans assurance.

Que doit payer l’employeur sans assurance ?

Le Code des obligations impose de verser le salaire pendant un temps limité en cas de maladie : trois semaines la première année de service, puis une durée qui augmente avec l’ancienneté, selon l’échelle appliquée par les tribunaux du canton (bernoise, zurichoise ou bâloise). Après quoi le collaborateur n’a plus de revenu, jusqu’à une éventuelle rente AI, au plus tôt un an après le début de l’incapacité.

Que verse l’assurance, et pendant combien de temps ?

Un pourcentage du salaire, en général 80 %, parfois 90 ou 100 %, pendant 730 jours au plus, délai d’attente compris. L’assureur rembourse l’entreprise, qui continue de verser le salaire. Après 730 jours, le relais est pris par l’assurance-invalidité et la caisse de pension, si les conditions sont remplies.

Qu’est-ce que le délai d’attente ?

Le nombre de jours, à chaque absence, pendant lesquels l’entreprise paie le salaire seule avant que l’assurance ne commence à rembourser. Il se choisit à la conclusion : zéro, sept, quatorze, trente, soixante jours ou davantage. Plus il est long, plus la prime baisse, et plus chaque absence coûte à l’entreprise.

Qu’est-ce que le régime équivalent ?

Le Code des obligations permet à l’employeur de remplacer son obligation de payer le salaire par une assurance, à condition qu’elle soit au moins aussi favorable. En pratique, les tribunaux admettent une couverture de 80 % du salaire pendant 720 jours, avec un délai d’attente court et une prime payée au moins à moitié par l’employeur. En dessous, l’employeur reste tenu de compléter.

Combien coûte l’assurance ?

Un pourcentage de la masse salariale AVS, qui dépend de la branche, des absences passées de l’entreprise, du taux, du délai d’attente et de la durée choisis. Deux entreprises de même taille peuvent payer du simple au double. C’est ce qui se compare, assureur par assureur, à conditions égales.

Les collaborateurs peuvent-ils participer à la prime ?

Oui, jusqu’à la moitié, retenue sur le salaire, si l’assurance couvre au moins 80 % du salaire. Beaucoup d’entreprises prennent tout à leur charge ; c’est un choix, pas une obligation. Dans tous les cas, l’employeur doit la prime entière à l’assureur.

LCA ou LAMal : quelle différence ?

Les deux lois encadrent le même type de contrat. Sous la LAMal, les prestations minimales sont fixées par la loi et le passage en assurance individuelle est garanti à la sortie ; ces contrats sont devenus rares. Sous la LCA, tout se négocie dans le contrat, y compris les réserves de santé et les conditions de passage. La plupart des contrats collectifs actuels relèvent de la LCA.

La maternité est-elle couverte ?

L’allocation de maternité légale verse 80 % du salaire pendant 14 semaines, avec un plafond journalier. Le contrat d’indemnité journalière peut compléter jusqu’au salaire réel, ou prolonger la durée, si cette option est incluse. Les complications de grossesse avant l’accouchement relèvent de la maladie, et donc du contrat de base.

L’accident est-il couvert ?

Non. L’accident relève de l’assurance accidents obligatoire LAA, qui verse elle aussi une indemnité journalière de 80 %. Les deux contrats se complètent et ne se recouvrent pas : la cause de l’absence détermine lequel intervient.

Que se passe-t-il quand un collaborateur malade quitte l’entreprise ?

Il peut demander à passer en assurance individuelle, dans un délai fixé par le contrat ou par la loi, pour garder une couverture jusqu’à la fin de son droit. L’employeur doit l’informer de cette possibilité. S’il l’ignore, la couverture s’arrête avec le contrat de travail.

Je suis indépendant : cette assurance me concerne-t-elle ?

Pas celle-ci, qui est collective et couvre un personnel. Un indépendant, ou une très petite structure, s’assure par un contrat individuel, aux mêmes principes : taux, délai d’attente, durée. C’est l’assurance perte de gain individuelle, présentée dans l’univers Prévoyance.

Que coûte Trusteo ?

Rien pour votre entreprise. Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Cela ne change pas la prime, et vous restez libre de ne donner aucune suite à une offre.

Le prochain arrêt maladie n’attendra pas que vous soyez prêt.

Comparons ce que votre entreprise paierait.

Gratuit · Sans engagement · Un seul interlocuteur