Subside d’assurance maladieVotre prime peut être réduite. Encore faut-il le demander.

Les cantons réduisent la prime d’assurance maladie des revenus modestes et moyens, directement sur votre facture. Nous vérifions gratuitement si vous y avez droit.

Le subside n’est pas une aide sociale. C’est un droit prévu par la loi.

La loi fédérale oblige chaque canton à réduire la prime des assurés de condition économique modeste. La Confédération y met 7,5 % des coûts de l’assurance de base, et depuis 2026 chaque canton doit y consacrer une part minimale. L’argent existe. Ce qui manque, souvent, c’est la demande.

En 2027, la prime moyenne augmente de 5 % en Suisse. C’est le moment de vérifier si le canton peut en payer une partie. Les hausses et les caisses les moins chères de votre canton sont dans notre article primes LAMal 2027.

Plus de monde qu’on ne le croit.

Le subside ne s’adresse pas qu’aux minima sociaux. Quatre situations où il compte, et où l’on ne pense pas toujours à le demander.

  1. Un père et ses deux enfants prennent le petit-déjeuner dans une cuisine claire, le plus jeune sur ses genoux.

    Alléger la prime des enfants

    La loi impose aux cantons de réduire d’au moins 80 % la prime des enfants des revenus bas et moyens. Souvent, elle tombe à zéro.

  2. Une étudiante travaille sur un ordinateur portable dans une petite chambre, un vélo accroché au mur derrière elle.

    Étudier sans prime pleine

    Jusqu’à 25 ans, en formation, la prime est réduite d’au moins 50 % pour les revenus bas et moyens.

  3. Un homme d’une septantaine d’années lit son journal sur un balcon, une tasse posée sur la table à côté de lui.

    Vivre d’une rente

    Une rente AVS et une petite caisse de pension suffisent souvent à ouvrir le droit. La fortune compte aussi.

  4. Une femme en tenue de travail range des cartons dans la réserve d’un magasin, un scanner à la main.

    Gagner un revenu moyen

    Le subside ne s’arrête pas aux minima sociaux. Un revenu moyen y a souvent droit, en partie, selon le canton.

Une facture de prime posée sur une table, une main tenant un stylo au-dessus d’une ligne, une tasse à côté.

Une loi fédérale, vingt-six barèmes.

Le principe est le même partout. Le montant, non.

Le canton décide
La loi fédérale pose le principe et deux minimums. Le canton fixe le reste : les seuils de revenu, le barème, la procédure. D’un canton à l’autre, le même ménage peut recevoir le double, ou rien.
Le revenu déterminant
Ce n’est pas le salaire brut. Le canton part de votre revenu imposable, y ajoute une part de la fortune, et tient compte des enfants à charge. Le calcul se fait en général sur la dernière taxation fiscale.
Versé à la caisse, jamais à vous
Depuis 2014, le subside part directement chez votre assureur, qui le déduit de vos factures. Vous ne touchez rien, vous payez moins. Il apparaît sur la facture de prime, ligne par ligne.

Le seul moyen de savoir ce que vous toucheriez, c’est de poser vos chiffres sur le barème de votre canton. C’est ce que nous faisons.

Le bon guichet, canton par canton.

En Suisse romande et à Berne, en règle générale. Le site du canton fait foi, et nous le vérifions avec vous.

Subsides 2026 : première attribution et délai, selon les sites officiels des cantons.
CantonPremière attributionDélai
Vaud Sur demandeAucun délai ; le droit démarre deux mois après la demande
Genève Automatique pour la plupart30 novembre pour les demandes
Fribourg Sur demande31 août, date de réception
Valais Automatique pour la plupart31 décembre pour les demandes
Neuchâtel Quasi automatique dès 26 ans30 jours pour renvoyer le coupon-réponse
Jura Automatique pour les personnes taxées31 décembre pour les demandes ; le droit vaut dès le 1ᵉʳ janvier
Berne Automatique pour la plupartPendant l’année concernée pour les demandes

À Genève et à Neuchâtel, les 19 à 25 ans ne reçoivent rien automatiquement : ils doivent faire une demande.

Le subside réduit la prime, mais la différence reste à votre charge. Les primes 2027 et les caisses les moins chères de chaque canton : Vaud, Genève, Fribourg, Valais, Neuchâtel, Jura, Berne.

Deux systèmes, une différence qui coûte cher.

  1. Genève, Valais, Jura, Berne, Neuchâtel

    Le canton vient à vous

    • Le droit est calculé sur vos données fiscales
    • Un courrier ou une déduction sur la facture vous l’annonce
    • Une demande reste nécessaire si votre situation change, et pour les 19 à 25 ans à Genève et à Neuchâtel
  2. Vaud, Fribourg

    Vous allez vers le canton

    • La première fois, personne ne vous écrit : sans demande, pas de subside
    • Un délai à respecter, ou un droit qui démarre plus tard
    • Ensuite, le droit est renouvelé d’office chaque année ; seul un changement de situation demande une nouvelle démarche

Dans les cantons sur demande, un droit peut exister depuis des années sans que personne ne l’ait réclamé. C’est là que la vérification rapporte le plus.

Trois façons de perdre un subside.

Elles n’ont rien à voir avec le revenu. Elles tiennent au calendrier et au silence.

Attendre un courrier
Dans les cantons sur demande, rien ne vient la première fois. Vaud et Fribourg ne préviennent pas ; ils répondent, puis renouvellent le droit d’office. Le droit existe peut-être depuis des années sans que personne ne l’ait réclamé.
Rater le délai
Fribourg ferme au 31 août. Vaud fait démarrer le droit deux mois après la demande. Un subside ne se rattrape pas rétroactivement au-delà de ce que le canton prévoit, et la plupart ne prévoient rien.
Ne pas annoncer un changement
Une naissance, une séparation, un licenciement, un départ à la retraite changent le revenu déterminant. Le canton ne le sait qu’à la taxation suivante, un à deux ans plus tard, sauf si vous le lui dites.

Ce que la vérification vous apporte.

  1. Gratuit

    La vérification ne coûte rien, et le subside non plus : c’est un droit, pas un crédit.

  2. Sur vos chiffres

    Revenu, fortune, enfants, canton : nous regardons votre situation, pas une moyenne.

  3. Sans changer de caisse

    Le subside s’applique à votre assureur actuel. Changer de caisse est une autre question, qu’on peut aussi regarder.

  4. Chaque année

    Le droit se recalcule. Ce qui était refusé l’an dernier peut être accordé cette année, et l’inverse.

À lire avant de choisir.

Tous nos conseils maladie

Ce que vous voulez probablement savoir.

Ce qui vaut partout, ce qui dépend de votre canton, et ce qui se vérifie.

Qu’est-ce que le subside d’assurance maladie ?

Une réduction de votre prime d’assurance de base, payée par le canton et la Confédération, réservée aux personnes de condition économique modeste. La loi fédérale (LAMal, art. 65) oblige chaque canton à l’accorder ; chaque canton fixe ses seuils et sa procédure. Le montant est versé directement à votre caisse maladie, qui le déduit de vos factures.

Qui y a droit ?

Toute personne dont le revenu déterminant, calculé par le canton à partir de la taxation fiscale, se situe sous un seuil qui dépend de la situation familiale. Deux minimums valent partout : les primes des enfants sont réduites d’au moins 80 % et celles des jeunes adultes en formation d’au moins 50 % pour les revenus bas et moyens. Au-delà, chaque canton a son barème. Une personne seule à revenu moyen peut y avoir droit dans un canton et pas dans le voisin.

Comment se calcule le revenu déterminant ?

Le canton part du revenu imposable de la dernière taxation, y ajoute en général une part de la fortune, et applique des déductions ou des seuils différents selon le nombre d’enfants à charge. Le salaire brut n’est pas la référence : deux personnes au même salaire peuvent avoir des revenus déterminants différents, selon leurs charges, leur fortune et leur canton.

Le subside est-il automatique ?

Dans certains cantons, oui : Genève, le Valais, le Jura, Berne et, dès 26 ans, Neuchâtel calculent le droit sur les données fiscales et informent les ayants droit. Dans d’autres, non : Vaud et Fribourg exigent une première demande, puis renouvellent le droit d’office. Même dans les cantons automatiques, un nouvel arrivant, une personne imposée à la source ou un changement de situation passent par une demande, comme les 19 à 25 ans à Genève et à Neuchâtel.

Quand faut-il faire la demande ?

Le plus tôt possible, parce que le droit n’est presque jamais rétroactif. À Fribourg, la demande doit arriver au plus tard le 31 août pour l’année en cours. Dans le canton de Vaud, le droit commence le premier jour du deuxième mois qui suit la demande. Les autres cantons ont leurs propres règles ; le site cantonal les indique.

Combien peut-on recevoir ?

Cela va de quelques dizaines de francs par mois à la totalité de la prime, selon le canton, le revenu et la composition du ménage. Pour les enfants, la loi impose au moins 80 % de réduction aux revenus bas et moyens. En 2026 : 132 francs par mois à Genève, 114 francs dans le canton de Vaud, 80 % de la prime moyenne à Fribourg et en Valais, 100 % d’une prime de référence à Neuchâtel, 100 francs dans le Jura, 106 francs dans le Jura bernois. Aucun montant ne se devine sans les chiffres du ménage : c’est exactement ce que nous vérifions avec vous.

Le subside dépend-il de ma caisse ou de ma franchise ?

Non pour la caisse : le subside est calculé par le canton et s’applique quel que soit votre assureur. Les cantons le calculent en général sur une prime de référence, souvent la prime moyenne cantonale ou une prime dite « de référence » plus basse. Si votre prime réelle est plus élevée, la différence reste à votre charge. Choisir une caisse bon marché et une franchise adaptée reste donc utile, subside ou pas.

Faut-il le redemander chaque année ?

En général non. Les cantons automatiques recalculent le droit à chaque taxation, et Vaud et Fribourg renouvellent d’office un droit déjà accordé. Il faut en revanche annoncer tout changement de situation. Un droit accordé une année n’est pas acquis pour la suivante : les seuils et vos revenus bougent.

Les frontaliers et les personnes imposées à la source y ont-ils droit ?

Les personnes domiciliées en Suisse et imposées à la source y ont droit aux mêmes conditions, mais elles doivent en général déposer une demande, parce que le canton n’a pas de taxation ordinaire pour calculer leur droit. Pour les frontaliers assurés en Suisse, la Confédération verse une part aux cantons ; les règles d’attribution dépendent du canton et du pays de résidence.

Le subside peut-il être réclamé après coup ?

Rarement, et jamais loin. Certains cantons acceptent une demande pour l’année en cours jusqu’à une date limite ; presque aucun ne rembourse les années passées. C’est la raison de vérifier son droit maintenant plutôt qu’à la prochaine hausse de primes.

Et pour un jeune adulte en formation ?

Entre 19 et 25 ans, en formation, la loi impose aux cantons de réduire d’au moins 50 % la prime des revenus bas et moyens (article 65 LAMal). Le canton tient souvent compte du revenu des parents : dans le canton de Vaud, pour un étudiant ou un apprenti qui dépend d’eux, le subside se calcule sur son propre revenu et une part de celui de ses parents. À Genève et à Neuchâtel, rien n’arrive automatiquement avant 26 ans : il faut faire une demande. En formation, le jeune adulte est aussi exempté de la contribution de 15 francs par jour d’hôpital.

Que devient mon subside si je change de caisse ?

Il ne se perd pas : il est accordé à vous, pas à votre caisse. Les caisses et les cantons échangent leurs données par voie électronique, selon une ordonnance fédérale : la caisse annonce les changements de votre contrat, et le canton verse le subside à votre nouvel assureur. Vérifiez tout de même votre première facture de la nouvelle caisse. Si le subside n’y figure pas, contactez le service cantonal : à Genève, il demande alors votre attestation d’assurance de la nouvelle caisse.

Que coûte Trusteo ?

Rien pour vous. La vérification du droit au subside est gratuite, et Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Vous restez libre de ne donner aucune suite.

Un droit qu’on ne demande pas est un droit qu’on n’a pas.

Voyons si vous y avez droit.