Assurance choses
Ce qu’il y a dans vos murs. Pas les murs.
L’assurance choses, c’est l’assurance des biens de l’entreprise : le stock, les machines, les installations, l’informatique, contre l’incendie, l’eau, le vol et le bris. Et ce que l’arrêt coûte, si vous le décidez.
Le constat
Le bâtiment est assuré. Ce qu’il contient, rarement assez.
Un incendie, une inondation, un cambriolage ne détruisent pas des murs : ils détruisent le stock, les machines, les données, et les semaines pendant lesquelles rien ne sort. Le bâtiment a son assurance, souvent cantonale. L’inventaire, lui, n’est assuré que si l’entreprise l’a décidé, et seulement à la hauteur qu’elle a déclarée.
Ce qu’elle couvre
Ce qui est assuré, contre quoi, et ce que l’arrêt coûte.
Trois questions, dans cet ordre. La troisième est celle qu’on oublie.
Ce qui est assuré
Tout ce qu’on emporterait en déménageant
- Marchandises, matières premières, produits finis
- Machines, installations, outils, mobilier, informatique
- Aménagements faits dans des locaux loués
- Biens de tiers, valeurs et choses en plein air, si le contrat les nomme
Contre quoi
Un socle, et des options
- Incendie et éléments naturels, toujours ensemble
- Dégâts d’eau, vol avec effraction, bris de glaces
- En option : tous risques, bris de machines, transport, hors des locaux

Ce que l’arrêt coûte
Les machines se rachètent. Les mois d’arrêt, non.
- Les salaires, que l’activité soit arrêtée ou non
- Le loyer, le leasing, les intérêts : les charges fixes continuent
- Le bénéfice que l’entreprise aurait réalisé pendant l’arrêt
- Les frais supplémentaires pour continuer ailleurs : locaux, machines de location, heures supplémentaires
- Pendant une durée choisie au contrat, en général 12 ou 24 mois
- Les frais de déblaiement, d’élimination et de reconstitution des données
La perte d’exploitation se couvre en option. C’est souvent elle, plus que le montant des machines, qui décide si l’entreprise rouvre.

Les primes
Un taux par risque, sur la valeur déclarée.
La prime dit ce que vous avez, où, et ce que vous avez fait pour le protéger.
- La somme assurée
- La prime est un taux appliqué à la valeur de ce qui est assuré, risque par risque. Elle suit l’inventaire : un stock qui double ou une nouvelle machine la font monter, et doivent être annoncés.
- L’activité et les locaux
- Un atelier de menuiserie ne brûle pas comme un bureau, un commerce en rez-de-chaussée n’est pas cambriolé comme un étage. La construction du bâtiment, le quartier et l’activité fixent le taux de chaque risque.
- Les risques retenus
- Incendie et éléments naturels, eau, vol, bris de glaces forment le socle. Les tous risques, le bris de machines, le transport et la perte d’exploitation s’ajoutent, chacun avec son taux.
- La franchise et la protection
- Une franchise par sinistre baisse la prime. Une alarme reliée, un coffre, des extincteurs ou un sprinkler la baissent aussi, parce qu’ils changent le risque, pas seulement le prix.
Un bureau paie quelques centaines de francs par an. Un atelier, un restaurant ou un commerce avec du stock, davantage : le prix suit ce qu’il y a à perdre.

La somme assurée
Le chiffre qui décide de tout le reste.
L’assurance choses ne paie jamais plus que la somme déclarée. Et si cette somme est trop basse, elle paie moins que le dommage, même petit. C’est la règle proportionnelle, et c’est celle qu’on découvre le jour du sinistre.
- Les machines, installations et mobilier s’assurent à la valeur à neuf : ce qu’il en coûte de les remplacer aujourd’hui, pas ce qu’ils valent d’occasion
- Les marchandises s’assurent au prix de revient, ou au prix de vente pour les produits finis, selon le contrat
- Si la somme assurée est inférieure à la valeur réelle, l’indemnité est réduite dans la même proportion, même pour un petit sinistre
- Une clause de renonciation à la règle proportionnelle, ou une assurance au premier risque, écarte cette réduction pour les biens qu’on ne peut pas inventorier au franc près
Un inventaire à la valeur à neuf, refait chaque année, vaut plus que n’importe quelle option du contrat.
Ce qui se décide
Six réglages. Chacun dépend de ce que vous faites.
Le socle est le même pour tout le monde. Ce qui distingue deux contrats, c’est ce qu’on y a ajouté, ou oublié.
- 01
Le canton
Dans le canton de Vaud, l’incendie et les éléments naturels sur le mobilier relèvent de l’établissement cantonal, obligatoirement. Dans les autres cantons romands, ces deux risques passent par l’assureur privé, avec le reste du contrat.
- 02
Le vol simple
Le socle couvre le vol avec effraction et le détroussement. Le vol sans trace d’effraction, dans un magasin ouvert ou sur un chantier, se couvre en option, avec une limite par sinistre.
- 03
Les tous risques
La chute, le renversement, la maladresse, le liquide renversé sur la machine : rien de tout cela n’est un incendie ni un vol. La couverture tous risques prend tout ce qui n’est pas expressément exclu.
- 04
Les machines et l’électronique
Un court-circuit, une surtension, une erreur de manipulation abîment une machine de l’intérieur. C’est le domaine du bris de machines et de l’assurance technique, pas de l’incendie.
- 05
Les choses de tiers
Les biens des clients en réparation, les machines en leasing, le matériel prêté : ils sont dans vos murs, ils brûlent avec le reste. Le contrat doit les nommer pour les couvrir.
- 06
Hors des locaux
Les outils sur le chantier, le stand à la foire, l’ordinateur portable en déplacement, la marchandise en camion : le contrat de base s’arrête à la porte. Une extension les suit dehors.
Les mêmes réglages, demandés à plusieurs assureurs, sur le même inventaire : c’est la seule façon de comparer.
En pratique
Trois moments où l’entreprise a quelque chose à faire.
À la conclusion
Inventorier, à la valeur à neuf
Machines, installations, mobilier, informatique, stock moyen et stock de pointe. C’est la somme assurée, et c’est elle qui décide de l’indemnité. Une estimation rapide coûte cher le jour du sinistre.
En cas de sinistre
Sécuriser, documenter, annoncer
Limiter le dommage, photographier, ne rien jeter avant le passage de l’expert, dresser la liste de ce qui est touché avec les factures. Prévenir l’assureur sans délai : la perte d’exploitation se compte à partir de là.
Chaque année
Mettre la somme à jour
Une nouvelle machine, un stock qui a grossi, un déménagement, une activité en plus : la somme assurée doit suivre. Un contrat signé il y a cinq ans couvre l’entreprise d’il y a cinq ans.
En quatre mots
Ce que Trusteo fait pour votre entreprise.
Comparé
Les taux, franchises et extensions de plusieurs assureurs, pour votre inventaire, vos locaux et votre activité.
Groupé
L’assurance choses, la RC et la perte d’exploitation s’examinent ensemble : un même incendie touche les trois.
Suivi
Un interlocuteur qui connaît votre inventaire, pour les mises à jour, les sinistres et le renouvellement.
Gratuit
Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Cela ne change pas votre prime.
À lire avant de choisir.
Ce que vous voulez probablement savoir.
Ce qui est assuré, à quelle valeur, et ce qui se passe le jour où il ne reste plus grand-chose.
Qu’est-ce que l’assurance choses ?
L’assurance des biens de l’entreprise, qu’on appelle aussi assurance inventaire : marchandises, machines, installations, agencement, mobilier et informatique. Elle les couvre contre l’incendie et les éléments naturels, et selon le contrat contre l’eau, le vol et le bris de glace. Les murs relèvent de l’assurance bâtiment, les dommages causés aux autres de la RC entreprise.
L’assurance choses est-elle obligatoire ?
Dans quelques cantons, contre l’incendie et les éléments naturels. À Vaud, le mobilier est assuré auprès de l’établissement cantonal, comme le bâtiment. À Fribourg, tous les biens mobiliers situés dans le canton doivent être assurés, auprès de l’assureur de votre choix. Le Jura et Nidwald imposent aussi l’assurance du mobilier. Ailleurs, l’assurance choses est libre, mais un bailleur ou un contrat de leasing l’exigent souvent.
Qu’est-ce qui est assuré ?
Tout ce que l’entreprise possède et qui n’est pas le bâtiment : marchandises, matières premières, machines, installations, mobilier, outils, informatique, aménagements que vous avez faits dans des locaux loués. S’y ajoutent, si le contrat les nomme, les biens de tiers que vous détenez, les valeurs pécuniaires et les choses en plein air.
Contre quoi ?
Le socle couvre l’incendie et les éléments naturels, les dégâts d’eau, le vol avec effraction et le bris de glaces. En option : les tous risques, qui prennent tout ce qui n’est pas exclu, le bris de machines, le transport, les biens hors des locaux, et la perte d’exploitation, qui couvre ce que l’arrêt coûte.
Que couvrent les éléments naturels ?
Les crues, inondations, tempêtes, grêle, avalanches, pression de la neige, éboulements et glissements de terrain. En Suisse, cette couverture est liée à l’incendie et obligatoirement incluse avec lui, aux mêmes conditions chez tous les assureurs. Le tremblement de terre n’en fait pas partie et se couvre à part.
Quelle différence avec l’assurance bâtiment ?
Le bâtiment, c’est ce qui tient au sol et aux murs : la structure, les installations fixes, les fenêtres. L’assurance choses, c’est ce qu’on emporterait en déménageant. La limite se discute pour les aménagements faits par un locataire : ils relèvent en général de l’assurance choses de l’entreprise, pas de l’assurance bâtiment du propriétaire.
Qu’est-ce que la valeur à neuf ?
Ce qu’il coûte, aujourd’hui, de remplacer un bien par un bien neuf équivalent. C’est la base d’assurance des machines, installations et mobilier, parce qu’une entreprise qui a brûlé ne rachète pas d’occasion. Les marchandises s’assurent au prix de revient, parfois au prix de vente pour les produits finis.
Qu’est-ce que la sous-assurance ?
Une somme assurée inférieure à la valeur réelle. L’indemnité est alors réduite dans la même proportion, quel que soit le sinistre : un inventaire de 400 000 francs assuré pour 200 000 est indemnisé à moitié, même pour un dégât d’eau de 10 000 francs. Une clause de renonciation à la règle proportionnelle ou une assurance au premier risque évite ce piège.
Qu’est-ce que la perte d’exploitation ?
Ce que l’arrêt coûte, au-delà des biens détruits : les salaires et les loyers qui continuent, le bénéfice manqué, les frais pour continuer ailleurs. Elle se couvre en option, pour une durée choisie, en général 12 ou 24 mois, et se calcule sur la marge brute de l’entreprise. C’est souvent elle, plus que les machines, qui décide si l’entreprise rouvre.
Combien coûte l’assurance choses ?
Un taux appliqué à la somme assurée, différent pour chaque risque, fixé selon l’activité, le bâtiment, le quartier, la franchise et les mesures de protection. Un bureau paie quelques centaines de francs par an ; un atelier, un restaurant ou un commerce avec du stock, davantage. Deux assureurs peuvent tarifer le même inventaire très différemment.
Le vol est-il couvert partout ?
Le socle couvre le vol avec effraction dans les locaux et le détroussement, c’est-à-dire le vol sous menace ou violence. Le vol simple, sans effraction, et le vol hors des locaux se couvrent en option, avec une limite par sinistre. Les valeurs pécuniaires ont leurs propres limites, selon qu’elles sont ou non dans un coffre.
Et les biens des clients dans mes locaux ?
Ils brûlent ou sont volés comme les vôtres, mais ils ne vous appartiennent pas. L’assurance choses peut les couvrir si le contrat les nomme, quelle que soit votre responsabilité. La RC entreprise, elle, n’intervient que si le dommage est de votre faute. Pour un réparateur, un garagiste ou un dépôt, les deux se complètent.
Que coûte Trusteo ?
Rien pour votre entreprise. Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Cela ne change pas la prime, et vous restez libre de ne donner aucune suite à une offre.
Un contrat signé il y a cinq ans couvre l’entreprise d’il y a cinq ans.

