Arnaque à l’achat ou à la vente en ligne : que faire ?
Article payé jamais reçu, faux acheteur Twint, faux livreur : reconnaître l’arnaque, les gestes après coup, et ce qui peut encore être remboursé.
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Si vous avez payé un article jamais reçu, appelez tout de suite votre banque ou l’émetteur de votre carte : un paiement peut parfois encore être arrêté ou contesté. Gardez toutes les preuves, signalez le profil à la plateforme et portez plainte : l’escroquerie est poursuivie d’office (CP, art. 146). Vendeur, méfiez-vous de l’acheteur qui veut « vous envoyer » l’argent par Twint ou par un service de livraison : en confirmant, c’est vous qui payez. Une assurance cyber avec un module d’achats en ligne rembourse parfois ce qui est perdu.
Ce guide décrit les arnaques les plus fréquentes sur les plateformes d’annonces et les boutiques en ligne, les gestes à faire, ce qui peut être remboursé, puis comment acheter et vendre sans se faire piéger. Les règles citées viennent du code pénal (CP), consulté en octobre 2026 ; les mécanismes, des avertissements publiés par la police et par Twint.
Les arnaques les plus fréquentes
| Vous êtes… | L’arnaque | Le signal |
|---|---|---|
| Acheteur | Faux vendeur : une annonce attrayante, un paiement d’avance par Twint ou virement, puis plus rien | Prix nettement sous le marché, pression pour payer vite, refus d’une remise en main propre |
| Acheteur | Boutique en ligne fictive, qui encaisse et ne livre jamais | Site récent, prix cassés, paiement par virement seulement, aucune adresse vérifiable |
| Vendeur | Faux acheteur Twint : il vous envoie une « demande » ou un QR code présenté comme un versement | On vous demande de confirmer, de saisir un code ou de scanner un QR code pour « recevoir » l’argent |
| Vendeur | Faux service de livraison : un lien ou un QR code imitant la Poste ou la plateforme, pour « finaliser la vente » | On vous demande les données de votre carte, de Twint ou de l’e-banking |
Les faux vendeurs utilisent souvent un numéro de téléphone ou un IBAN suisses, et envoient parfois la copie d’une pièce d’identité ou d’une quittance postale. Comme le rappelle la police, ces éléments ne prouvent pas que la personne existe vraiment.
Vous avez payé et rien n’arrive : que faire ?
- Appelez votre banque tout de suite. Un virement ou un paiement Twint qui vient de partir peut parfois encore être arrêté ; demandez-le, et faites bloquer vos accès si vous avez donné des codes.
- Si vous avez payé par carte de crédit, contestez le paiement auprès de l’émetteur de la carte, dans le délai de ses conditions, souvent compté à partir du relevé.
- Gardez toutes les preuves : l’annonce, les captures des échanges, le profil du vendeur, la preuve de paiement, les numéros et l’IBAN utilisés.
- Signalez le profil à la plateforme, pour qu’elle le bloque, et demandez-lui ce qu’elle sait du vendeur.
- Portez plainte à la police cantonale, avec ces preuves ; certaines polices demandent de prendre rendez-vous. L’escroquerie est poursuivie d’office (CP, art. 146).
Si vous avez saisi les données de votre carte, de Twint ou de votre e-banking sur un faux site, suivez aussi les gestes de notre guide phishing.
Qui peut encore rembourser ?
- La banque ou l’émetteur de la carte, si le paiement peut être arrêté ou contesté. Un virement fait de votre plein gré à un escroc est rarement remboursé.
- La plateforme, si vous avez utilisé son paiement protégé : l’argent reste bloqué jusqu’à ce que vous confirmiez la réception. Chez Ricardo, ce service s’appelle MoneyGuard.
- L’[assurance cyber](/assurance-cyber), si elle comprend un module d’achats en ligne : elle rembourse le prix payé pour un article jamais livré ou sans rapport avec l’annonce, après franchise et dans la limite de la somme assurée. Elle demande en général d’avoir d’abord tenté d’obtenir le remboursement auprès du vendeur, de la plateforme ou de l’émetteur de la carte.
- La [protection juridique](/protection-juridique), si le vendeur existe vraiment et que le litige porte sur un article défectueux ou non conforme : elle paie les démarches et l’avocat, pas la perte elle-même.
Un simple retard de livraison, ou un article qui ne vous plaît pas, n’est pas une arnaque : c’est un litige avec le vendeur.
Acheter et vendre sans se faire piéger
- Préférez la remise en main propre, avec un paiement au moment de l’échange, après avoir vu l’article.
- Utilisez le paiement protégé de la plateforme quand l’article est envoyé, même s’il est payant.
- Payez par carte de crédit plutôt que par virement sur une boutique que vous ne connaissez pas : la contestation est possible.
- Ne cliquez jamais sur un lien envoyé par un acheteur pour « recevoir » votre argent ou « organiser la livraison ». Passez par la plateforme ou par le site officiel de la Poste, que vous ouvrez vous-même.
- Méfiez-vous de l’urgence : un prix trop bas, un autre acheteur qui attend, une offre valable une heure.
Ce qu’il faut retenir
- Payé et rien reçu : la banque ou l’émetteur de la carte tout de suite, les preuves, la plateforme, puis la plainte (CP, art. 146).
- Pour recevoir de l’argent par Twint, on ne confirme rien, on ne saisit aucun code, on ne scanne aucun QR code.
- Un faux service de livraison qui demande les données de votre carte ou de votre e-banking est une arnaque.
- Le paiement protégé de la plateforme et la carte de crédit laissent un recours ; le virement presque jamais.
- Une assurance cyber avec un module d’achats en ligne rembourse l’article jamais livré, après franchise.
Si vous achetez souvent en ligne, vérifiez si l’un de vos contrats comprend déjà un module d’achats en ligne. Sinon, demandez une offre comparée pour une assurance cyber, et regardez la somme assurée pour les achats.