Compte de libre passageVous quittez votre caisse. Votre 2e pilier, lui, reste.

Entre deux emplois, à votre compte ou avant un départ : où placer votre avoir de libre passage, et ce que la loi vous permet d’en faire.

Quand vous quittez votre caisse, votre avoir ne vous attend pas. Dites où il doit aller, sinon la loi le décide pour vous.

Quatre moments où la question se pose.

  1. Un homme assis à la table de sa cuisine consulte des documents et un ordinateur portable, un matin de semaine

    Entre deux emplois

    Chômage, congé sabbatique, reconversion. Votre caisse doit savoir où verser votre avoir, sinon elle décide pour vous.

  2. Une femme ouvre la porte de son petit atelier de céramique, des étagères de pièces en arrière-plan

    Vous vous mettez à votre compte

    Vous pouvez garder l’avoir sur un compte de libre passage, ou le retirer pour financer votre activité, avec l’accord de votre conjoint.

  3. Un couple ferme une valise dans un appartement presque vide, des cartons de déménagement autour d’eux

    Vous quittez la Suisse

    Hors de l’UE et de l’AELE, le retrait est en principe possible. Vers un pays de l’UE ou de l’AELE, la part obligatoire reste en principe en Suisse.

  4. Un homme serre la main d’une collègue le premier jour dans un nouveau bureau lumineux

    Vous retrouvez un emploi

    L’avoir de libre passage doit rejoindre la caisse de votre nouvel employeur. C’est à vous de l’annoncer aux deux institutions.

Deux formes admises par la loi. Pas la même protection.

  1. Auprès d’une fondation bancaire

    Le compte de libre passage

    • L’avoir reste en espèces, avec un intérêt, ou est placé en fonds
    • Aucune couverture décès ni invalidité après le mois qui suit votre départ
    • La forme la plus courante, souple et peu coûteuse
  2. Auprès d’un assureur

    La police de libre passage

    • Un capital ou une rente de vieillesse, selon le contrat
    • Des couvertures décès ou invalidité possibles, contre une prime
    • Utile pour une longue période sans caisse de pension

Les deux formes sont définies par l’ordonnance sur le libre passage (OLP, art. 10). Dans les deux cas, l’argent reste affecté à votre prévoyance et bloqué jusqu’à la retraite, sauf exceptions prévues par la loi : logement, départ de Suisse, activité indépendante (voir retrait du 2e pilier).

Un certificat de prévoyance posé sur une table à côté d’une lettre et d’un stylo, dans la lumière du matin

Ce que la loi impose, quel que soit le prestataire.

Ces règles viennent de la loi sur le libre passage (LFLP) et de son ordonnance (OLP). Aucune banque ni aucun assureur ne peut les changer.

Sans nouvelle caisse
Vous devez dire à votre caisse où verser votre avoir. Sans réponse, elle le verse à l’institution supplétive, au plus tôt six mois et au plus tard deux ans après votre départ (LFLP, art. 4).
Deux institutions au plus
L’avoir peut être réparti sur deux institutions de libre passage au maximum. Vous pouvez en changer à tout moment (OLP, art. 12).
Retour dans une caisse
Si vous entrez dans une nouvelle caisse de pension, l’avoir de libre passage doit lui être transféré. Annoncez-le aux deux (LFLP, art. 4, al. 2bis).
Retrait à la retraite
Au plus tôt cinq ans avant l’âge de référence, au plus tard cinq ans après si vous travaillez encore (OLP, art. 16).
Décès et invalidité
Votre ancienne caisse vous couvre encore un mois après votre départ (LPP, art. 10, al. 3). Ensuite, un compte de libre passage ne couvre plus ces risques. Une police peut les inclure.

Le libre passage fait partie de votre prévoyance, avec l’AVS et le 3e pilier. Pour voir ce qu’il vous rapporterait à la retraite, notre bilan de prévoyance le chiffre avec le reste. Il peut aussi financer un logement principal, comme le 3a : voyez 3e pilier et achat immobilier.

Cinq lignes séparent deux offres.

Sur quinze ou vingt ans d’attente, les écarts s’additionnent.

Le taux d’intérêt
Sur un compte classique, c’est l’essentiel du rendement. Il varie d’une fondation à l’autre et change avec les taux du marché.
La solution en titres
Beaucoup de fondations bancaires proposent de placer l’avoir en fonds. Rendement espéré plus élevé, mais des pertes possibles, à éviter si le retrait approche.
Les frais
Frais de gestion, de dépôt, de fonds, parfois de sortie. Sur quinze ou vingt ans, quelques dixièmes de pour cent font une vraie différence.
La couverture des risques
Un compte n’en a aucune. Une police de libre passage peut ajouter un capital décès ou une rente d’invalidité, contre une prime.
La souplesse
Changer de prestataire, passer d’un compte à une police, retirer une partie pour un logement : les conditions et les délais varient.
Demander une offre

Sans engagement, et sans frais pour vous.

Un ancien emploi, un compte perdu de vue. L’argent, lui, est toujours là.

Après plusieurs changements d’emploi, un déménagement ou un départ à l’étranger, il arrive de perdre la trace d’un avoir de libre passage. Il ne disparaît pas : les institutions doivent annoncer les avoirs dont elles ont perdu le titulaire, et la Centrale du 2e pilier les recense pour que chacun puisse les retrouver (LFLP, art. 24a à 24f).

Nous vous aidons à faire la demande, puis à placer l’avoir retrouvé : sur un compte ou une police de libre passage, ou dans la caisse de votre employeur actuel.

Retrouver et placer mon avoir

Gratuit pour vous, et sans engagement.

À lire avant de choisir.

Tous nos conseils prévoyance

Ce que vous voulez probablement savoir.

Délais, nombre de comptes, départ à l’étranger, retrait et impôt.

Qu’est-ce que la prestation de libre passage ?

C’est l’avoir que votre caisse de pension vous doit quand vous la quittez sans que survienne un cas de prévoyance (retraite, invalidité ou décès). Elle est calculée selon le règlement de la caisse et la loi sur le libre passage, qui fixe un montant minimal. Si vous entrez dans une nouvelle caisse, elle y est transférée. Sinon, elle est placée sur un compte ou une police de libre passage, où elle reste bloquée jusqu’à la retraite, sauf exceptions.

Que se passe-t-il si je ne fais rien ?

Votre caisse attend au moins six mois, puis verse l’avoir à l’institution supplétive LPP, au plus tard deux ans après votre départ (LFLP, art. 4). L’argent n’est pas perdu : il est placé sur un compte de libre passage à son nom. Mais vous n’avez rien choisi, ni le rendement, ni la forme. Il suffit d’une lettre à votre caisse pour l’éviter.

Faut-il ouvrir un ou deux comptes ?

La loi permet de répartir l’avoir sur deux institutions de libre passage au maximum (OLP, art. 12). L’intérêt est surtout fiscal : à la retraite, deux avoirs peuvent être retirés sur deux années différentes, ce qui peut réduire l’impôt progressif sur le capital, selon votre canton. Le partage se fait en principe au moment du transfert depuis la caisse.

Compte ou police de libre passage : que choisir ?

Le compte, ouvert auprès d’une fondation bancaire, sert à conserver l’avoir, en espèces ou en titres. Il ne couvre ni le décès ni l’invalidité. La police, conclue auprès d’un assureur, peut ajouter ces couvertures, contre une prime. Pour une pause courte entre deux emplois, un compte suffit en général. Pour une longue période sans caisse, notamment à votre compte, une police ou une assurance risque séparée comble un vrai trou.

Je deviens indépendant. Puis-je retirer mon avoir ?

Oui, si vous vous établissez à votre compte et n’êtes plus soumis à la prévoyance professionnelle obligatoire (LFLP, art. 5). Si vous êtes marié ou en partenariat enregistré, l’accord écrit de votre conjoint est nécessaire. Vous pouvez aussi le laisser sur un compte de libre passage : le retirer finance votre activité, mais vide votre prévoyance vieillesse.

Je quitte la Suisse. Puis-je récupérer mon 2e pilier ?

Si vous partez définitivement hors de l’Union européenne et de l’AELE, vous pouvez en principe demander le versement en espèces (LFLP, art. 5). Vers un pays de l’UE, l’Islande ou la Norvège, la part obligatoire reste bloquée en Suisse tant que vous êtes assuré obligatoirement là-bas ; seule la part surobligatoire peut être versée (art. 25f). Elle reste alors sur un compte de libre passage jusqu’à la retraite.

Je suis au chômage. Suis-je encore assuré ?

Pendant que vous touchez des indemnités de chômage, les risques décès et invalidité sont couverts par l’institution supplétive. Votre avoir de vieillesse, lui, ne reçoit plus de cotisations : il attend sur votre compte de libre passage, avec ses intérêts, jusqu’à votre prochain emploi.

Comment retrouver un avoir oublié ?

Après plusieurs changements d’emploi, il arrive d’oublier un compte. La Centrale du 2e pilier, rattachée au Fonds de garantie LPP, recense les avoirs dont les institutions ont perdu le titulaire, et les recherche à votre nom. Nous vous aidons à faire la demande, puis à placer l’avoir retrouvé.

Quel compte de libre passage choisir ?

Quatre questions départagent les offres. Les frais d’abord, qui pèsent sur quinze ou vingt ans. L’horizon ensuite : loin de la retraite, une solution en titres peut viser plus que l’intérêt d’un compte ; à quelques années du retrait, un compte évite de vendre au mauvais moment. La protection, si la période sans caisse dure : une police ou une assurance risque séparée couvre le décès et l’invalidité, un compte non. Enfin, le partage sur deux institutions, pour étaler l’impôt au retrait (OLP, art. 12). Nous comparons ces points pour vous.

Puis-je utiliser mon libre passage pour acheter un logement ?

Oui, pour votre logement principal, comme l’avoir d’une caisse de pension : le versement anticipé pour la propriété du logement vaut aussi pour les comptes et les polices de libre passage (OLP, art. 13, qui renvoie à l’art. 30c LPP). Si vous êtes marié ou en partenariat enregistré, l’accord écrit de votre conjoint est nécessaire. Le retrait est imposé à part, comme au départ à la retraite.

Comment l’avoir est-il imposé au retrait ?

Le capital est imposé séparément des autres revenus, à un taux réduit : au niveau fédéral, un cinquième du barème ordinaire (LIFD, art. 38). Les cantons appliquent leurs propres règles. Pendant qu’il reste sur le compte, l’avoir et ses intérêts ne sont pas imposés.

Combien coûte votre accompagnement ?

Rien. L’accompagnement de Trusteo est gratuit pour vous : Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Vous restez libre de ne donner aucune suite.

Sans engagement

Voyons où placer votre avoir, avant que le délai ne décide pour vous.