Assurance décèsSi vous partiez demain, ils resteraient chez eux.
Une assurance décès verse un capital à vos proches si vous disparaissez. Pour que le toit, le quotidien et les projets tiennent sans vous.
La question qu’on évite
Vous n’aimez pas y penser. C’est justement pour ne plus avoir à y penser.
Un capital, versé d’un coup à ceux que vous avez choisis, hors succession et sans attendre le partage. Ils règlent l’urgence, puis le reste, à leur rythme. Vous, vous signez une fois et vous n’y pensez plus.
Ce qui doit tenir
Quatre choses qui ne devraient pas s’arrêter avec vous.
Le capital ne remplace personne. Il fait tenir ce qui, sinon, tomberait en même temps.

Garder la maison
L’hypothèque ou le loyer continuent. Le capital permet de rester, sans vendre dans l’urgence.

Tenir le quotidien
Les courses, la crèche, les factures. Un revenu manque : le capital le remplace, le temps de se retourner.

Finir les études
Les enfants terminent ce qu’ils ont commencé, au lieu d’arrêter pour travailler.

Protéger l’autre
Sans mariage, l’AVS ne verse rien à votre partenaire. Le capital, lui, va à qui vous avez désigné.

L’AVS et la caisse de pension
Elles aident. Rarement assez.
Ce que vos proches recevraient sans rien faire, et ce qui manquerait.
- Le partenaire non marié
- L’AVS ne lui verse aucune rente. La caisse de pension, parfois, si son règlement le prévoit et si vous l’avez annoncé de votre vivant. Les démarches à faire sont dans le guide concubinage et prévoyance.
- Le conjoint
- Une rente, sous conditions : enfants, âge, durée du mariage (LAVS, art. 23 et 24). Sans elles, parfois rien, ou une indemnité unique. Et même versée, elle ne suit ni l’hypothèque ni les factures, qui restent les mêmes.
- Les enfants
- Une rente d’orphelin, modeste, jusqu’à 18 ans ou jusqu’à la fin de leur formation, 25 ans au plus tard.
L’assurance décès comble l’écart, au montant que vous choisissez, pour la durée que vous choisissez. Ce que verseraient réellement l’AVS et votre caisse, notre bilan de prévoyance le chiffre. Les conditions et les montants, rente par rente, sont dans le guide rentes de survivants.
Combien assurer
La bonne question, sans calculette.
Trois questions suffisent à cadrer le capital. Le chiffre exact se fait avec vous, sur vos charges et vos revenus.
- Ce qui doit tenir
- L’hypothèque ou le loyer, les dettes, et de quoi vivre le temps de se réorganiser : souvent trois à cinq ans de revenu.
- Pendant combien de temps
- Jusqu’à ce que les enfants soient autonomes, jusqu’au remboursement de l’hypothèque, jusqu’à la retraite. Le contrat s’arrête là, la prime aussi.
- Sous quelle forme
- Un capital fixe, ou un capital qui baisse avec l’hypothèque et coûte moins cher. Les deux existent, le besoin décide.
3a ou 3b
Deux cadres, un même capital.
Prévoyance liée
La prime se déduit des impôts
- Dans la limite du plafond annuel du pilier 3a
- Les bénéficiaires suivent l’ordre fixé par la loi
- Le contrat s’arrête à la retraite
Prévoyance libre
Vous choisissez tout
- Les bénéficiaires, librement, y compris un partenaire non marié
- La durée, même au-delà de la retraite
- Pas de déduction, ou une déduction limitée selon le canton
Un couple non marié penche souvent vers le 3b. Un salarié qui ne remplit pas son 3a, vers le 3a. Beaucoup combinent les deux. Les différences en détail : 3e pilier a ou b.
Risque pur ou mixte
Protéger seulement, ou protéger et épargner.
Une assurance risque pur ne fait que protéger : si vous êtes en vie au terme, elle s’arrête sans rien verser, et c’est ce qui la rend peu chère. Une assurance mixte ajoute une épargne, versée au terme. Chacune existe en 3a et en 3b.
| Critère | Risque pur, 3a | Risque pur, 3b | Mixte, 3a | Mixte, 3b |
|---|---|---|---|---|
| Prime | La plus basse | La plus basse | Plus haute, elle épargne aussi | Plus haute, elle épargne aussi |
| En vie au terme | Rien | Rien | Le capital épargné | Le capital épargné |
| Déduction | Oui, dans le plafond 3a | Non, sauf à Genève et Fribourg, dans une limite | Oui, dans le plafond 3a | Non, sauf à Genève et Fribourg, dans une limite |
| Bénéficiaires | L’ordre fixé par la loi | Libres | L’ordre fixé par la loi | Libres |
| Pour qui | Protéger à petit prix, et déduire | Un couple non marié, ou qui veut choisir | Protéger et épargner, avec un engagement long | Protéger et épargner, bénéficiaires libres |
Il existe une troisième voie : un 3a à la banque, complété par une assurance risque pur. L’épargne reste libre, et la protection se paie à part. Nous la comparons avec une assurance mixte dans 3e pilier banque ou assurance. Une assurance mixte qui ne vous convient plus : résilier ou transférer son 3e pilier.
Avec une hypothèque
La dette reste. Le capital peut la suivre.
L’hypothèque ne s’éteint pas avec vous. C’est souvent le moment où l’on signe une assurance décès, et parfois la banque qui la demande. Le 3a et la mise en gage : 3e pilier et achat immobilier.
- Constant ou dégressif
- Un capital constant protège la famille au-delà de la dette. Un capital qui baisse avec l’hypothèque ne couvre que le prêt, et coûte moins cher.
- Ce que la banque peut demander
- Une assurance décès, surtout quand les fonds propres viennent en partie du 2e pilier ou du 3a, ou quand l’amortissement passe par un 3a. Les exigences varient d’une banque à l’autre.
- Le 3a mis en gage
- Un 3a en assurance mis en gage auprès de la banque protège le prêt et amortit en même temps. Le montage est expliqué dans le guide 3e pilier et achat immobilier.
Capital constant ou dégressif, calculé sur votre prêt.
Le bon moment
C’est maintenant, et ce n’est pas une formule.
La prime est fixée le jour de la signature, sur trois choses qui ne s’améliorent pas en attendant.
- Votre âge
- La prime est fixée à la signature et dépend de l’âge que vous avez ce jour-là. Chaque année d’attente la renchérit.
- Votre santé
- Un questionnaire, parfois un examen. Une fois accepté, une maladie survenue plus tard ne change ni la prime ni le capital.
- Fumeur ou non
- C’est l’écart le plus net entre deux personnes du même âge. Arrêter avant de signer se voit sur la prime.
En quatre mots
Ce que vous mettez en place, en une signature.
Rapide
Le capital est versé aux bénéficiaires hors succession, sans attendre le partage.
Simple
Un capital, une durée, des bénéficiaires. Pas d’épargne, pas de placement à suivre.
Abordable
Pour un capital qui change tout, la prime est souvent plus basse qu’on ne l’imagine, surtout jeune.
Souple
Montant, durée et bénéficiaires se choisissent, et en prévoyance libre, se modifient.
À lire avant de choisir.

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Ce que vous voulez probablement savoir.
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Quelle différence entre une assurance décès et une assurance vie ?
L’assurance décès ne fait qu’une chose : verser un capital à vos proches si vous mourez pendant la durée du contrat. Si vous êtes en vie au terme, elle s’arrête, sans rien verser. C’est ce qui la rend bien moins chère qu’une assurance vie avec épargne, qui met de l’argent de côté en plus de couvrir le décès. Les assureurs l’appellent parfois « assurance risque pur » : c’est la même chose.
Combien faut-il assurer ?
Ce qui doit tenir sans vous : l’hypothèque ou le loyer, les dettes, et de quoi vivre le temps que la famille se réorganise, souvent trois à cinq ans de revenu. Déduisez ce que l’AVS et la caisse de pension verseront réellement à vos proches. L’écart, c’est le capital à assurer. Nous le calculons avec vous, sur vos chiffres.
Nous ne sommes pas mariés. Mon partenaire est-il protégé ?
Pas par l’AVS, qui ne verse de rente qu’aux conjoints et aux enfants. La caisse de pension peut verser quelque chose au partenaire si son règlement le prévoit et si vous l’avez annoncé de votre vivant, à ses conditions. Pour un couple non marié, l’assurance décès est souvent la seule protection réelle, et vous désignez librement votre partenaire comme bénéficiaire en prévoyance libre.
Nous avons une hypothèque. Que se passe-t-il ?
L’hypothèque ne s’éteint pas avec vous : la banque continue de demander les intérêts, et peut réévaluer la capacité de la famille à les payer. Un capital décès, fixe ou qui baisse avec la dette, permet de rembourser ou de continuer à payer sans vendre la maison. Certaines banques le demandent d’ailleurs à la signature du prêt.
Faut-il répondre à un questionnaire de santé ?
Oui, presque toujours, et parfois passer un examen médical au-delà d’un certain capital. Répondez avec précision : une réponse inexacte peut permettre à l’assureur de refuser le versement. Une fois le contrat accepté, une maladie survenue plus tard ne change rien : c’est votre état de santé à la signature qui compte, et lui seul.
Existe-t-il une assurance décès sans questionnaire médical ?
Certains assureurs proposent des capitaux limités sans questionnaire, ou avec quelques questions seulement, souvent à une prime plus élevée. Pour un capital qui protège vraiment une famille, le questionnaire reste la règle. C’est une raison de plus de s’assurer tant que la santé est bonne.
3a ou 3b : lequel choisir ?
En pilier 3a, la prime se déduit du revenu imposable, dans la limite du plafond annuel, mais la loi fixe l’ordre des bénéficiaires : le conjoint ou le partenaire enregistré d’abord, puis les enfants. En pilier 3b, pas de déduction, mais vous choisissez librement qui reçoit le capital, et le contrat peut aller au-delà de la retraite. Un couple non marié a souvent intérêt au 3b ; un salarié qui ne remplit pas son 3a, au 3a.
Qui reçoit le capital, et comment ?
Les bénéficiaires que vous avez désignés dans le contrat. Le capital leur est versé directement par l’assureur, hors succession : ils n’attendent ni le partage, ni l’accord des autres héritiers. Vous pouvez modifier les bénéficiaires en cours de contrat en prévoyance libre ; en 3a, l’ordre légal s’applique. Il s’assouplit au 1ᵉʳ juin 2027 : il sera possible, par exemple, de désigner ses enfants avant son conjoint.
Le capital est-il imposé ?
Au niveau fédéral, un capital versé ensuite de décès est imposé à part, une seule fois, à un taux réduit : un cinquième du barème ordinaire (LIFD, art. 38). Les cantons appliquent leurs propres règles, et selon le lien avec le défunt, un impôt sur les successions peut s’y ajouter ou non. Nous vous le disons pour votre canton avant de signer.
Puis-je résilier ou changer d’assurance décès ?
Oui. Une assurance décès est une assurance sur la vie : elle se résilie après un an, quelle que soit la durée convenue (LCA, art. 89). Sans épargne, il n’y a pas de valeur de rachat à perdre. Avant de résilier pour changer, faites accepter le nouveau contrat d’abord : votre âge et votre santé ont changé depuis la première signature, et la nouvelle prime aussi.
Une assurance décès par accident suffit-elle ?
Elle ne verse le capital que si le décès est dû à un accident. Or la grande majorité des décès avant la retraite sont dus à une maladie. Elle est très bon marché pour cette raison. Elle peut compléter une vraie assurance décès, pas la remplacer.
Que coûte Trusteo ?
Rien pour vous. Trusteo est rémunéré par les assureurs et les partenaires avec qui il travaille, comme tout intermédiaire inscrit au registre. Cela ne change pas la prime que vous payez, et vous restez libre de ne donner aucune suite à une offre.
Ils ne devraient jamais avoir à se demander comment faire.
