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Traitement de racine : prix en Suisse et remboursement

De 400 à 1 500 francs selon la dent, plus la couronne qui suit souvent : le prix d’un traitement de racine en Suisse romande, la LAMal, l’accident et l’assurance dentaire.

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Dans un cabinet lumineux, un dentiste montre sur un écran la radiographie des racines d’une molaire à un patient qui tient un devis.

En Suisse romande, un traitement de racine coûte en général de 400 à 1 500 francs selon la dent : moins pour une incisive à un canal, plus pour une molaire à trois ou quatre canaux. Une couronne s’y ajoute souvent, ce qui porte une molaire à 2 000 ou 3 000 francs. L’assurance de base ne le paie presque jamais : seulement dans les cas médicaux listés par la loi, ou après un accident. C’est le soin imprévu typique, celui qu’une assurance dentaire conclue à temps aide à amortir.

Combien coûte un traitement de racine ?

Le prix dépend surtout du nombre de canaux à traiter, donc de la dent. Le tarif de la Société suisse des médecins-dentistes (SSO) compte 265 points pour un canal traité en une séance, soit de 265 à 451 francs selon la valeur du point. Chaque canal supplémentaire, chaque séance et chaque radiographie s’ajoutent.

Prix indicatifs d’un traitement de racine en Suisse romande, d’après les tarifs publiés par des cabinets et cliniques de Genève et de Lausanne (relevé Trusteo, octobre 2026). Lausanne est en général un peu moins cher que Genève.
DentPrix indicatif
Incisive ou canine, un canalDe 400 à 800 francs
Prémolaire, un ou deux canauxDe 700 à 1 000 francs
Molaire, trois ou quatre canauxDe 1 000 à 1 500 francs
Traitement à refaireDe 800 à 1 800 francs
Molaire, avec la couronne qui suitDe 2 000 à 3 300 francs environ

Une dent dévitalisée est plus fragile : le dentiste propose souvent de la protéger par une couronne, quelques semaines après. Demandez si elle est prévue avant de comparer deux devis. Son prix est détaillé dans notre guide couronne dentaire.

Que paie l’assurance de base ?

Presque rien. L’assurance de base ne paie les soins dentaires que dans les cas listés par l’ordonnance (article 31 LAMal, articles 17 à 19a OPAS) : une maladie grave du système de la mastication, une autre maladie grave qui atteint les dents, ou des soins exigés par un traitement médical grave, comme l’assainissement de la bouche avant une radiothérapie. Une dent à dévitaliser après une carie profonde, le cas de loin le plus fréquent, n’en fait pas partie.

Après un accident, c’est différent. Une dent fêlée ou cassée lors d’une chute ou d’un choc, qui doit ensuite être dévitalisée, relève de l’assurance accidents si vous travaillez au moins 8 heures par semaine chez le même employeur, sinon de l’assurance de base, si votre contrat couvre les accidents. Le traitement de racine peut venir des mois après le choc : gardez la trace de l’accident et faites-le constater tout de suite. Le détail des cas est dans notre guide dentiste et LAMal.

Ce que peut payer une assurance dentaire

Une assurance dentaire complémentaire rembourse en général un pourcentage des soins, jusqu’à un plafond annuel. Le traitement de racine fait en principe partie des soins couverts, au même titre qu’une obturation. Trois points comptent :

  • Le délai d’attente. Beaucoup de contrats ne remboursent les soins importants qu’après quelques mois. Une assurance prise quand la dent fait mal arrive trop tard.
  • La dent était-elle déjà à traiter ? Un soin que le dentiste a recommandé avant la signature est en général exclu.
  • Le plafond annuel. Un traitement de racine et la couronne qui suit le consomment vite : s’ils tombent sur deux années civiles, ils peuvent utiliser deux plafonds.

Un exemple, sur un contrat fictif : un traitement de racine d’une molaire à 1 200 francs puis une couronne à 1 500 francs, et une assurance qui rembourse 75 % jusqu’à 1 000 francs par an. La même année, elle paie 1 000 francs sur 2 700. Sur deux années, elle paie 900 francs pour le traitement de racine et 1 000 francs pour la couronne, soit 1 900 francs.

C’est la logique de l’assurance dentaire : elle se juge moins sur le contrôle annuel que sur ces soins imprévus, qui arrivent un jour ou l’autre à presque tout le monde. Et comme pour toute complémentaire, elle se conclut avant d’en avoir besoin.

Comment payer moins

  1. Demandez un devis écrit, avec le nombre de canaux, le nombre de séances, les radiographies et la couronne éventuelle.
  2. Comparez deux devis pour une molaire : la valeur du point varie d’un cabinet à l’autre.
  3. Faites contrôler vos dents chaque année : une carie soignée tôt coûte une obturation, soignée tard un traitement de racine et une couronne.
  4. Étalez le traitement et la couronne sur deux années civiles si votre assurance dentaire a un plafond annuel et si votre dentiste le juge possible.
  5. Déduisez les frais non remboursés de vos impôts : au niveau fédéral, les frais de maladie se déduisent pour la part qui dépasse 5 % du revenu net.

Questions fréquentes

La LAMal rembourse-t-elle un traitement de racine ?

Non, sauf maladie grave listée par la loi ou accident non couvert par une assurance accidents. Un traitement de racine après une carie reste à votre charge, ou à celle de votre assurance dentaire.

Puis-je m’assurer quand une dent me fait mal ?

Vous pouvez faire la demande, mais le soin déjà nécessaire sera en général exclu, et le délai d’attente s’applique. L’assurance dentaire protège contre les soins futurs, pas contre ceux qu’on connaît déjà.

Faut-il toujours une couronne après un traitement de racine ?

Pas toujours. C’est une décision de votre dentiste, selon la dent et ce qu’il en reste. Demandez-le avant le devis, car elle change beaucoup le coût total.

Ce qu’il faut retenir

Un traitement de racine coûte de 400 à 1 500 francs selon la dent, et une molaire avec sa couronne dépasse souvent 2 000 francs. L’assurance de base ne paie que dans des cas rares ; après un accident, c’est l’assurance accidents. Une assurance dentaire amortit ce genre de soin imprévu, à condition d’avoir été conclue avant.

Notre page assurance dentaire résume ce que couvrent les contrats et les pièges à éviter.