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Shiatsu remboursé ? Ce que paie la complémentaire

L’assurance de base ne paie jamais le shiatsu. Ce que peut rembourser une complémentaire, pourquoi le titre du thérapeute et la durée de séance comptent, et le prix d’une séance.

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Dans un cabinet au parquet clair, un thérapeute agenouillé sur un futon exerce une pression de la paume sur l’épaule d’une femme allongée sur le côté.

Non, l’assurance de base ne rembourse pas le shiatsu, même avec une ordonnance. Seule une complémentaire peut payer, si votre contrat prévoit la méthode, reconnaît le thérapeute et vous laisse du plafond. Comptez entre 120 et 140 francs la séance d’une heure à Genève ou à Lausanne, davantage pour une séance plus longue.

Pourquoi l’assurance de base ne paie-t-elle pas le shiatsu ?

Le thérapeute en shiatsu ne figure pas parmi les professionnels qui peuvent facturer à l’assurance de base (article 35 LAMal), et le shiatsu ne fait pas partie des cinq médecines complémentaires que la base rembourse chez un médecin (article 4b OPAS). L’assurance accidents ne le paie pas non plus. Il n’existe donc aucune voie par la base, quel que soit le canton.

Le shiatsu se pratique habillé, le plus souvent sur un futon, par pressions des doigts, des paumes et des coudes. Pour l’assurance, c’est une méthode à part entière, distincte du massage classique et du tuina chinois : chacune a son propre nom dans les contrats.

Ce que peut payer la complémentaire

Le shiatsu figure dans la liste des méthodes de nombreuses complémentaires de médecines complémentaires. Trois conditions de votre contrat doivent être remplies :

  • Le shiatsu figure dans la liste des méthodes, sous ce nom. Une couverture du massage ne l’inclut pas forcément.
  • Le thérapeute est reconnu pour le shiatsu, par le registre que votre assureur accepte : RME, ASCA, ou sa propre liste.
  • Il vous reste du plafond. La complémentaire paie un pourcentage de la facture, dans une limite par séance ou par année, et souvent jusqu’à un tarif maximal par tranche de cinq minutes.

Les séances de shiatsu durent souvent plus d’une heure, jusqu’à une heure et demie. Certaines caisses fixent une durée maximale remboursée par séance : au-delà, les minutes supplémentaires restent à votre charge. Demandez-le à votre caisse avant de choisir une séance longue. Notre page médecines complémentaires explique le rôle des registres et compare les méthodes.

Le titre du thérapeute compte de plus en plus

Le shiatsu est l’une des méthodes du diplôme fédéral de thérapeute complémentaire, le titre le plus élevé de la branche. Le parcours est long : au moins trois ans de formation et 500 heures d’enseignement de la méthode pour obtenir le certificat de branche, puis au moins deux ans de pratique supervisée avant l’examen fédéral. L’Association Suisse de Shiatsu réunit une partie des praticiens.

Ce titre pèse désormais sur le remboursement. Plusieurs grands assureurs exigent depuis quelques années un titre reconnu au niveau fédéral, diplôme fédéral ou certificat de branche, pour reconnaître un nouveau thérapeute, avec une transition pour ceux qu’ils remboursaient déjà. Un thérapeute formé dans une école qui ne mène pas à ces titres peut donc ne pas être accepté par votre caisse.

Combien coûte une séance de shiatsu ?

Le prix est libre. Dans les tarifs publiés par des thérapeutes de Genève et de Lausanne, une séance d’une heure coûte entre 120 et 140 francs, et une séance d’une heure et quart à une heure et demie entre 160 et 180 francs (relevé Trusteo, octobre 2026). La première séance, avec l’entretien, est souvent un peu plus longue et plus chère. À domicile, comptez un supplément de déplacement.

Quelques thérapeutes affichent un tarif plus bas pour les personnes sans complémentaire. Sans facture conforme au tarif 590, avec la méthode, la durée et le numéro du thérapeute, la complémentaire ne rembourse rien : choisissez avant la séance.

Qui paie votre séance de shiatsu. D’après la LAMal et l’OPAS.
OùQui paieCe qui reste pour vous
Thérapeute reconnu par votre contrat pour le shiatsuLa complémentaireLa part au-delà du taux, du tarif maximal, de la durée maximale et du plafond
Thérapeute non reconnu par votre contratPersonneToute la facture
Sans complémentaire, quel que soit le thérapeutePersonne, jamais l’assurance de baseToute la facture

Un exemple, sur un contrat fictif : huit séances à 130 francs font 1 040 francs. Une complémentaire qui rembourse 75 % jusqu’à 1 000 francs par an paie 780 francs, et 260 francs restent pour vous.

Comment se faire rembourser, étape par étape

  1. Demandez au thérapeute son titre et son registre : diplôme fédéral ou certificat de branche, numéro RME ou ASCA pour le shiatsu.
  2. Appelez votre caisse avant la première séance. Demandez si le shiatsu est couvert par votre complémentaire, si ce thérapeute est accepté, à quel taux, avec quel tarif maximal, quelle durée maximale par séance, et quel plafond il vous reste pour l’année.
  3. Choisissez la durée de séance en fonction de ce que votre caisse rembourse.
  4. Envoyez chaque facture à votre caisse. Elle doit indiquer la méthode, la durée, la date et le numéro de reconnaissance du thérapeute.

Questions fréquentes

Le shiatsu est-il remboursé par la LAMal ?

Non, jamais, même prescrit par un médecin. Seule une complémentaire peut le rembourser.

Ma complémentaire couvre le massage. Couvre-t-elle le shiatsu ?

Pas forcément. Le shiatsu est une méthode distincte dans les contrats, avec sa propre reconnaissance. Vérifiez qu’il figure sous son nom dans la liste de votre contrat. Pour le massage, voyez notre guide massage remboursé.

Puis-je prendre une complémentaire pour des séances déjà prévues ?

Vous pouvez la demander, mais l’assureur pose des questions de santé. Un trouble déjà suivi peut faire l’objet d’une réserve, et certaines couvertures ont un délai d’attente. Voyez notre guide questionnaire de santé.

Ce qu’il faut retenir

Le shiatsu ne passe jamais par l’assurance de base. Une complémentaire peut le rembourser, si elle prévoit la méthode sous son nom et accepte le thérapeute et son titre, dans son taux, son tarif maximal, sa durée maximale et son plafond.

Avant la première séance, demandez au thérapeute son titre et son numéro RME ou ASCA, puis à votre caisse si elle l’accepte et pour quelle durée. C’est ce qui évite la facture que personne ne rembourse.