← Tous les conseilsMaladie · Complémentaire · 6 min

Diététicienne ou nutritionniste : prix et remboursement en Suisse

De 120 à 215 francs la première séance : ce que coûte une diététicienne, la différence avec un nutritionniste, ce que paie l’assurance de base sur prescription et ce que prend la complémentaire.

Demander une offreParler à un conseiller
Publié le
Une diététicienne discute avec une patiente, assises à une table où sont posés une assiette équilibrée et un carnet ouvert

En Suisse, une consultation chez une diététicienne coûte en général de 120 à 215 francs la première séance et de 80 à 150 francs les suivantes, quand vous payez vous-même. L’assurance de base ne la rembourse que sur prescription médicale, pour certaines maladies, et seulement chez une diététicienne reconnue. Les conseils pour perdre du poids sans maladie, l’alimentation sportive ou un nutritionniste qui n’est pas diététicien relèvent d’une assurance complémentaire, selon le contrat.

Diététicienne ou nutritionniste : quelle différence ?

Les deux parlent d’alimentation, mais pas avec la même formation, ni avec les mêmes droits face à l’assurance.

Diététicienne et nutritionniste en Suisse, d’après la loi sur les professions de la santé (LPSan), l’ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal, art. 50a) et l’Association suisse des diététicien-ne-s (ASDD).
Point de comparaisonDiététicienneNutritionniste
FormationBachelor en nutrition et diététique d’une haute école spécialisée, en trois ansAucune formation précise exigée : de quelques jours de cours à un diplôme universitaire
Reconnue par la loiOui, profession de la santé au sens de la LPSanNon
Assurance de baseOui, sur prescription médicale, pour certaines maladiesNon
Assurance complémentaireSelon le contratSelon le contrat, souvent si le thérapeute est enregistré auprès d’un registre reconnu par l’assureur

Le titre de diététicienne n’est pas protégé en tant que tel : c’est le diplôme qui compte. Les diététiciennes membres de l’association professionnelle peuvent porter le label « diététicien-ne ASDD », qui, lui, est protégé. Un médecin peut aussi se spécialiser en nutrition ; sa consultation est alors une consultation médicale, facturée comme telle.

Combien coûte une consultation ?

Prix publiés par des diététiciennes et nutritionnistes de Suisse romande pour des consultations sans prescription (relevé Trusteo, octobre 2026). La durée de la première séance varie de 45 minutes à deux heures.
SéancePrixDurée habituelle
Première consultationDe 120 à 215 francsDe 1 heure à 1 h 30
Consultation de suiviDe 80 à 150 francsDe 30 minutes à 1 heure
Consultation en visioconférenceSouvent un peu moins cherComme au cabinet

Comparez les prix à durée égale : une première séance de deux heures à 215 francs n’est pas plus chère qu’une séance d’une heure à 150 francs. Pour un suivi complet, comptez souvent quatre à six séances, soit de 400 à 950 francs environ.

Avec une prescription, la consultation est facturée au tarif de l’assurance de base, convenu avec les assureurs. La diététicienne ne peut alors rien vous demander de plus que ce tarif pour les séances prises en charge.

Ce que paie l’assurance de base

L’assurance de base paie les conseils nutritionnels d’une diététicienne reconnue, sur prescription ou mandat d’un médecin, pour les maladies que l’ordonnance énumère (article 9b OPAS) :

  • les troubles du métabolisme, comme le diabète ;
  • l’obésité, à partir d’un indice de masse corporelle de 30, et le surpoids, à partir de 25, s’il s’accompagne d’une autre maladie que la perte de poids peut améliorer ;
  • les maladies cardio-vasculaires, du système digestif ou des reins ;
  • la dénutrition ou la malnutrition ;
  • les allergies alimentaires.

Chaque prescription couvre au plus six séances. Le médecin peut la renouveler. Après douze séances, il doit envoyer une demande motivée au médecin-conseil de la caisse, qui propose de poursuivre ou non. Pour un diabète, des conseils spécialisés peuvent aussi être prescrits, jusqu’à dix séances.

La franchise et la quote-part de 10 % s’appliquent. Avec une franchise de 2 500 francs, une série de séances prescrites finit souvent dans votre poche.

Ce qui reste à votre charge

Tout ce qui n’entre pas dans ces conditions est payé par vous, ou par une complémentaire :

  • perdre quelques kilos sans maladie associée, ou avec un indice de masse corporelle sous 30 ;
  • l’alimentation sportive, la préparation d’une compétition ;
  • une alimentation végétarienne ou végane que vous voulez équilibrer ;
  • un bilan nutritionnel de prévention, sans maladie ;
  • une consultation chez un nutritionniste qui n’est pas diététicien diplômé ;
  • les séances au-delà de ce que la caisse accepte après douze séances.

Et la complémentaire ?

C’est elle qui peut payer les conseils sans prescription. Selon les contrats, la participation passe par la prévention, par les médecines complémentaires ou par une prestation propre à la nutrition. Avant de prendre rendez-vous, vérifiez trois points.

  • Le professionnel est-il reconnu par l’assureur ? Pour un nutritionniste ou un thérapeute, la complémentaire exige souvent une inscription dans un registre de thérapeutes qu’elle reconnaît, comme l’ASCA ou le RME.
  • Combien de séances, et quel plafond ? La participation est souvent limitée à un montant par année, partagé avec d’autres prestations de prévention.
  • Faut-il une prescription ? Certains contrats ne paient les conseils nutritionnels que sur ordonnance, même hors des maladies de la liste.

Notre page check-up et prévention résume ce que paient la base et les complémentaires en prévention ; pour les thérapeutes ASCA et RME, voyez notre page médecines complémentaires.

Comment payer moins

  1. Demandez une prescription si vous avez une des maladies de la liste : la séance passe alors par l’assurance de base.
  2. Vérifiez votre franchise : si elle est déjà atteinte cette année, les séances prescrites ne vous coûtent que la quote-part.
  3. Pensez aux consultations de formation : la Haute école de santé de Genève propose un espace de conseil nutritionnel tenu par des étudiants encadrés, à prix réduit.
  4. Préférez les séances de groupe quand elles existent, pour un diabète ou une perte de poids : elles coûtent moins cher par personne.

Questions fréquentes

Faut-il une ordonnance pour consulter une diététicienne ?

Non, vous pouvez consulter librement. Mais sans prescription, l’assurance de base ne paie rien ; seule une complémentaire peut participer.

Mon médecin peut-il me prescrire des séances pour perdre du poids ?

Oui, si votre indice de masse corporelle atteint 30, ou 25 avec une autre maladie que la perte de poids peut améliorer, comme une hypertension ou un diabète. En dessous, la perte de poids n’est pas prise en charge par l’assurance de base.

Un nutritionniste est-il remboursé ?

Pas par l’assurance de base. Par une complémentaire, souvent, s’il est inscrit dans un registre que l’assureur reconnaît et que votre contrat prévoit ce type de prestation.

Les séances en visioconférence sont-elles remboursées ?

Elles peuvent l’être, aux mêmes conditions qu’au cabinet, si le professionnel est reconnu et la prescription en règle. Demandez-le à la diététicienne et à votre caisse avant la première séance.

Ce qu’il faut retenir

Une diététicienne coûte de 120 à 215 francs la première séance et de 80 à 150 francs les suivantes. L’assurance de base ne paie que sur prescription, pour certaines maladies, six séances renouvelables. Le reste, de la perte de poids sans maladie au nutritionniste, relève de la complémentaire.

Notre page check-up et prévention résume ce que couvrent les contrats, et vous permet de demander une comparaison.