Cure thermale : ce que paient l’assurance de base et la complémentaire
10 francs par jour, 21 jours par an : ce que paie l’assurance de base pour une cure thermale, la différence avec la convalescence et la réadaptation, et ce que prend la complémentaire.
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Pour une cure thermale prescrite par un médecin, l’assurance de base verse 10 francs par jour, pendant 21 jours au plus par année, soit 210 francs au maximum, à condition que l’établissement soit admis par l’assurance-maladie. Les soins faits pendant la cure, comme la physiothérapie, sont remboursés à part. L’hébergement, les repas et l’essentiel du séjour restent à votre charge : c’est là qu’une complémentaire qui prévoit les cures fait la différence.
Cure thermale, cure de convalescence, réadaptation : ce n’est pas la même chose
| Séjour | De quoi il s’agit | Assurance de base |
|---|---|---|
| Cure thermale (cure balnéaire) | Traitement par les eaux thermales, sous surveillance médicale, pour des douleurs articulaires, du dos ou des rhumatismes | 10 francs par jour, 21 jours par an au plus, plus les soins prescrits |
| Cure de convalescence | Repos et récupération après une maladie, une opération ou un séjour à l’hôpital, sans traitement médical intensif | Rien pour le séjour lui-même |
| Réadaptation | Séjour en clinique avec un programme de soins intensif, après un accident, une opération ou une maladie grave | Oui, sur prescription et avec l’accord de la caisse, comme un traitement hospitalier |
La distinction compte : une réadaptation est un traitement, payé par l’assurance de base sur accord préalable. Une cure thermale ou une cure de convalescence, elle, ne reçoit au mieux qu’une petite participation de la base. Le reste relève de la complémentaire.
Ce que paie l’assurance de base pour une cure thermale
- 10 francs par jour de cure, pendant 21 jours au plus par année civile, pour une cure prescrite par un médecin (article 25 OPAS) ;
- les soins prescrits pendant la cure, comme les consultations médicales ou la physiothérapie, remboursés à part, comme à la maison ;
- à condition que l’établissement soit admis : il doit être placé sous surveillance médicale, utiliser les eaux thermales du lieu dans un but thérapeutique, disposer du personnel et des installations nécessaires, et être autorisé par le canton.
Des établissements admis existent notamment en Valais, dans le canton de Vaud et aux Grisons. Avant de réserver, demandez à l’établissement s’il est reconnu comme établissement de cure balnéaire par l’assurance-maladie, et faites confirmer la prise en charge par votre caisse.
La caisse peut refuser une cure qu’elle juge inutile ou remplaçable par un traitement moins coûteux : les prestations doivent être efficaces, appropriées et économiques. Une prescription détaillée, qui explique pourquoi la cure est nécessaire après d’autres traitements comme la physiothérapie, aide à la faire accepter.
Ce qui reste à votre charge
- l’hébergement et les repas, l’essentiel du prix d’une cure ;
- la différence entre le prix des journées et les 10 francs de l’assurance de base ;
- les journées au-delà de 21 ;
- les bains et soins de bien-être sans prescription, comme l’entrée aux bains thermaux ou un massage de détente ;
- une cure à l’étranger, en France ou en Italie par exemple : l’assurance de base suisse ne la paie pas.
Sur une cure de trois semaines, les 210 francs de l’assurance de base ne couvrent donc qu’une petite partie de la facture.
Ce que paie la complémentaire
Beaucoup de complémentaires prévoient une participation aux cures, souvent plus généreuse que celle de la base : un montant par jour, pendant un nombre de jours limité par année, parfois aussi pour les cures de convalescence après un séjour à l’hôpital. Avant de partir, vérifiez :
- le montant par jour et le nombre de jours pris en charge par année ;
- les types de cure couverts : thermale, de convalescence, ou les deux ;
- l’accord préalable : beaucoup de contrats exigent une demande avant le départ, avec la prescription du médecin ;
- la liste des établissements reconnus par l’assureur, et si les cures à l’étranger sont prises en charge ;
- le délai d’attente, si le contrat est récent.
Une cure se prépare rarement en urgence : c’est donc une prestation où la complémentaire peut vraiment être utile, à condition de l’avoir conclue avant que la cure soit prévue. Notre page check-up et prévention résume ce que couvrent les contrats.
Comment obtenir une prise en charge
- Faites prescrire la cure par votre médecin, avec le diagnostic, la durée et le lieu.
- Vérifiez que l’établissement est admis par l’assurance-maladie, et par votre complémentaire.
- Demandez l’accord de votre caisse et de votre complémentaire avant le départ, prescription à l’appui.
- Gardez les justificatifs de séjour et de soins, et envoyez-les à chaque assurance après la cure.
Questions fréquentes
La cure thermale est-elle remboursée par la LAMal ?
En partie seulement : 10 francs par jour, 21 jours par an au plus, si elle est prescrite par un médecin et faite dans un établissement admis. Les soins prescrits pendant la cure sont remboursés à part. L’hébergement est à votre charge, ou à celle d’une complémentaire.
Une cure de convalescence après l’hôpital est-elle remboursée ?
Pas par l’assurance de base, qui ne paie pas un séjour de repos. Une réadaptation avec un programme de soins, elle, est payée sur accord préalable. Certaines complémentaires participent aux cures de convalescence : vérifiez votre contrat avant la sortie de l’hôpital.
Puis-je faire ma cure en France ou en Italie ?
L’assurance de base suisse ne paie pas une cure à l’étranger. Certaines complémentaires l’acceptent, souvent avec des conditions. Demandez-le avant de réserver.
Les bains thermaux sans prescription sont-ils remboursés ?
Non. Une entrée aux bains ou un séjour de bien-être n’est pas une cure prescrite : ni l’assurance de base, ni en général la complémentaire ne les paient.
Ce qu’il faut retenir
Pour une cure thermale prescrite, dans un établissement admis, l’assurance de base verse 10 francs par jour, 21 jours par an au plus, et rembourse à part les soins prescrits. L’hébergement et le reste du séjour sont à votre charge. Une cure de convalescence n’est pas payée par la base.
Une complémentaire peut participer aux cures thermales et de convalescence, souvent sur accord préalable : notre page check-up et prévention résume ce que couvrent les contrats.